Emin İleri,Kerem Alperen Kaya,Ayvaz Çolakoğlu
31 Janvier 2019•Mise à jour: 31 Janvier 2019
AA - Istanbul - Ayvaz Colakoglu
La rapporteuse spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires au Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, Agnès Callamard a déclaré, "nous espérons toujours pouvoir obtenir certaines informations concernant l'enquête de la police et que les autorités respecteront les engagements pris. Jusqu'ici, nous sommes très satisfaits du déroulement de l'enquête"
Callamard, qui se trouve en Turquie depuis plusieurs jours dans le cadre de l'enquête internationale sur l'assassinat de l'éditorialiste saoudien, Jamal Khashoggi, a rencontré, jeudi, la fiancée du défunt à Istanbul.
A l'issue de son entretien avec Hatice Cengiz, Agnès Callamard a fait des déclarations à la presse.
"Nous vivons une déception car nous n'avons pas pu accéder aux informations réclamées. Nous avons voulu être intégrés à l'enquête. Nous espérons toujours pouvoir obtenir certaines informations concernant l'enquête de la police et que les autorités respecteront les engagements pris. Jusqu'ici, nous sommes très satisfaits du déroulement de l'enquête", a-t-elle soulignée.
Callamard achèvera sa visite en Turquie le 2 février.
Le Haut Commissariat des Nations Unies (ONU) aux droits de l'Homme avait annoncé que l'enquête internationale sur le meurtre de Khasoggi sera dirigée par Agnès Callamard.
Pour cette visite, Callamard est accompagnée de l'avocate anglaise, Helena Kennedy et du professeur Duarte Nuno Vieira, un scientifique portugais spécialiste de la médecine légale.
Callamard présentera son rapport, soit les informations qu'elles a obtenues ainsi que ses propres conseils, lors de la session du Conseil des droits de l'Homme de l'ONU au mois de juin.
Khashoggi s'était rendu au consulat saoudien à Istanbul, le 2 octobre 2018, afin d'y effectuer des démarches en vue de son mariage. Il y avait été massacré. L'assassinat du chroniqueur de Washington Post a fait écho dans le monde entier.
L'enquête judiciaire a permis de comprendre quand, où et comment il a été massacré, mais sa dépouille reste à ce jour introuvable.