Mohammed Maher Ben Romdhane
12 Mars 2019•Mise à jour: 12 Mars 2019
AA / Paris
L’Assemblée nationale française a approuvé, lundi, un accord sur la formation d’un parlement commun franco-allemand visant à renforcer la coopération entre les deux Etats.
L’adoption de cet accord a été soutenue et appuyée par le mouvement du président français « la République en marche », par le parti des Républicains, par le Parti socialiste et par le Mouvement démocratique (Modem).
Cet accord entrera en vigueur directement après l’approbation du Conseil fédéral allemand. La première réunion de ce parlement commun franco-allemand est prévue le 25 mars à Paris. Il sera formé par cinquante députés représentants les deux Etats qui se réuniront au minimum deux fois par an.
En application de cet accord, les règles du droit interne de chaque pays peuvent ne pas s’appliquer au niveau des zones frontalières.
Richard Ferrand, président de l’Assemblée nationale française a exprimé sa satisfaction quant à l’adoption d’un tel accord.
Il a déclaré que ce parlement commun participera à coordonner entre les législations des deux pays et renforcera leur coopération. Nathalie Loiseau, ministre française des Affaires européennes a qualifié cet accord d'un « pas audacieux ».
Jean-Luc Mélenchon, leader du mouvement de l’opposition « La France insoumise » a affirmé, de son côté, que cet accord ne concorde pas avec les intérêts de la France.
Il a déclaré que ce genre de conventions devrait être soumis au référendum général pour correspondre à la volonté du peuple.