Feiza Ben Mohamed
15 Août 2023•Mise à jour: 15 Août 2023
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
La France assure « suivre avec la plus grande préoccupation la poursuite de la dégradation de la situation humanitaire et la multiplication des violations des droits de l’Homme en Afghanistan », dans un communiqué publié mardi par le Quai d’Orsay.
Dans cette publication en ligne, qui intervient deux ans jour pour jour, après la chute de Kaboul et la prise de pouvoir par les Talibans, Paris accuse ces derniers de « non-respect des attentes de la communauté internationale formulée par la résolution 2593 du Conseil de sécurité des Nations unies » et assure utiliser « tous les leviers à (sa) disposition pour chercher à améliorer le sort des Afghanes et des Afghans en renforçant la pression sur les Talibans ».
De ce fait, la Diplomatie condamne les « atteintes portées aux droits des femmes et filles par les Talibans, notamment la décision prise en décembre 2022 d’interdire les femmes d’accéder à l’Université et de travailler dans des ONG » et appelle « les Talibans à revenir sur ces décisions inacceptables, qui excluent la moitié de la population afghane de la sphère publique et compromettent les perspectives de développement économique et social du pays ».
Il est, par ailleurs, précisé que la France « continue de soutenir la population afghane via la poursuite de projets humanitaires concrets menés par les agences de l’ONU et des ONG présentes sur le terrain, notamment dans les domaines de l’éducation et de la santé » et reste engagée « en faveur de défenseures des droits de l’Homme présentes en Afghanistan, qui sont menacées du fait de leur engagement dans leur pays, en leur proposant un accueil en France, un soutien matériel, un accompagnement, des formations et une mise en réseau ».
Pour rappel, les Talibans ont pris le pouvoir le 15 août 2021 à Kaboul, conduisant à l’évacuation de ressortissants de nombreux pays et à la fin de la présence militaire américaine en Afghanistan après 20 ans.
La France a notamment déployé un pont aérien via Abou Dhabi pour évacuer ses ressortissants et exfiltrer les Afghans ayant travaillé pour elle et susceptibles d’être menacés.