Hatem Kattou
22 Février 2020•Mise à jour: 23 Février 2020
AA / Montréal / Hatem Kattou
« Les barricades doivent être démantelées », a souligné, vendredi, le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, en référence aux blocages par des groupes autochtones du réseau ferroviaire depuis plus de deux semaines.
Justin Trudeau, qui animait une conférence de presse, vendredi après-midi, à Ottawa, est intervenu pour la deuxième fois au sujet de ce blocage, après une première allocution prononcée à la chambre des communes, lundi.
« Les barricades doivent être levées, les injonctions obéies et la loi respectée », a lancé le Premier ministre canadien qui a durci le ton après avoir privilégié la seule voie de dialogue depuis le déclenchement de la crise.
Il n’a pas, cependant, établi d’échéancier précis, se contentant de lancer un laconique « dans quelques jours ».
Restant évasif face aux questions pressantes et à répétition des journalistes, Trudeau a évité de donner de date butoir pour l’intervention des forces de l’ordre.
Le trafic est bloqué sur une grande partie du réseau ferroviaire canadien, depuis environ deux semaines, en raison des protestations de plusieurs groupes d’autochtones contre un projet de gazoduc (Le Coastal GasLink) qui traverserait le territoire ancestral des Wet’suwet’en dans la province anglophone de la Colombie britannique (ouest). Les contestataires ont dressé des barricades paralysant ainsi le trafic.
Trudeau a relevé avoir lancé un appel au dialogue, essuyant au passage les critiques acerbes de l’opposition et des chefs de l’exécutif provinciaux, mais qu’il « n’a pas obtenu de réponse ».
Il a tenu à rappeler que le gouvernement fédéral a épuisé toutes les voies pacifiques pour dénouer la crise.
Estimant, par ailleurs, que le leadership autochtone « n’est pas monolithique », Trudeau a indiqué, à ce sujet, que « le fardeau revient maintenant au leadership autochtone ».