Ekip
08 Janvier 2023•Mise à jour: 09 Janvier 2023
AA/Nice/Feïza Ben Mohamed
Une manifestation s’est tenue dimanche devant l’ambassade de France à Téhéran, en réaction à la publication de caricatures de l’ayatollah Ali Khamenei par le journal satirique Charlie Hebdo.
Selon l’agence de presse officielle iranienne IRNA, les participants « ont dénoncé (…) des caricatures à caractère offensant » du guide de la révolution.
Cette manifestation intervient alors que l’ambassadeur de France en Iran, Nicolas Roche, a été convoqué le 4 janvier dernier au ministère des Affaires étrangères iranien sur ce sujet épineux.
Plus tôt dans la journée de dimanche, le porte-parole de la diplomatie, Nasser Kanaani, a publié une série de tweets pour fustiger à nouveau la démarche de Charlie Hebdo.
« Vu son passé historique de colonialisme, de violation des droits de l'homme et de la liberté d'expression à l’intérieur et à l’extérieur du pays, la France n'a pas le droit de justifier l'insulte aux valeurs sacrées d'autres Etats et des adeptes des religions, au nom de la liberté d'expression » a-t-il pointé.
Nasser Kanaani a par ailleurs estime que « ce que les responsables politiques français doivent respecter, ce sont les principes évidents et fondamentaux des relations internationales, c’est-à-dire le respect mutuel, la non-ingérence dans les affaires intérieures d'autrui et le respect des valeurs et des saintetés nationales et religieuses des autres Etats ».
À noter que Téhéran a décidé, au lendemain de la publication de ces caricatures, de fermer l’IFRI (Institut Français de Recherche en Iran), alors que les crispations entre les deux pays étaient déjà à leur paroxysme depuis plusieurs mois.