Adil Essabiti
08 Avril 2017•Mise à jour: 08 Avril 2017
AA / Tunis / Seifeddine Ben Mahjoub
Le Premier ministre français, Bernard Cazeneuve, a souligné, vendredi, que son pays n’a « pas été surpris » par la frappe américaine adressée à une base aérienne relevant de l’armée du Régime syrien de même que Paris affiche sa « compréhension à l’égard de la position américaine ».
Bernard Cazeneuve animait une conférence de presse conjointe avec son homologue tunisien Youssef Chahed, au siège de la présidence du gouvernement à Tunis, où il effectue une visite de travail de deux jours.
S’agissant de la position de la France à l’endroit du régime d’al-Assad, particulièrement, après l’attaque chimique sur la localité de Khan Cheikhoun à Idlib (Nord de la Syrie), Cazeneuve a affirmé que la position du gouvernement français est « clair » en faisant assumer au Régime de Damas la responsabilité de la souffrance du peuple syrien au cours des années écoulées.
La France, a-t-il poursuivi, estime qu’il n’existe aucune solution à la crise syrienne en dehors du processus des négociations de Genève et que son pays est attaché à la « solution politique pacifique ».
« La France exprime sa la position américaine tout particulièrement après le régime commis par le régime d’al-Assad », a encore dit Cazeneuve.
Cependant, le Premier ministre intérimaire, a tenu à préciser que «toute action doit se faire sous l’égide des Nations Unies ».
De son côté, le Chef du gouvernement tunisien a souligné que son pays a « condamné l’attaque chimique contre les civils à Khan Cheikhoun et réclamé l’ouverture d’une enquête et sanctionner les parties impliquées ».
S’agissant du bombardement de la base aérienne syrienne, Chahed a indiqué que le « gouvernement tunisien publiera ultérieurement un communiqué pour clarifier sa position »
Cinquante-neuf missiles ont été tirés vendredi à l’aube, depuis les deux destroyers de l’armée américaine, USS Ross et USS Porter, déployés en méditerranée orientale, contre des avions, des abris d’avions, des entrepôts de carburant et de munitions, ainsi que des systèmes de défense anti-missiles et des radars dans la base syrienne de Shayrat.
Plus de cent civils ont été tués et cinq cents autres blessés, pour la plupart des enfants, lors de l’attaque menée, perpétrée mardi matin, par l’aviation du régime syrien contre la localité de Khan Cheikhoun, dans la province d’Idlib, en Syrie.