Aysu Biçer
12 Août 2026•Mise à jour: 12 Août 2026
L’éclipse solaire qui traversera mercredi plusieurs régions de l’hémisphère Nord offrira aux scientifiques une occasion rare d’étudier le Soleil, tout en rappelant le rôle joué par les éclipses dans la compréhension de l’Univers.
La Lune passera directement entre la Terre et le Soleil, provoquant une éclipse totale visible le long d’une étroite bande traversant le Groenland, l’Islande et le nord de l’Espagne. L’Irlande connaîtra pour sa part une éclipse partielle.
Oisin Creaner, professeur adjoint d’astrophysique à l’Université de la ville de Dublin et chroniqueur pour le radiodiffuseur public irlandais RTÉ, a souligné que les éclipses demeurent des événements scientifiques précieux.
« Plus on réfléchit aux éclipses, plus les questions se multiplient. Ces questions fascinent les astronomes depuis l’époque de Newgrange jusqu’à aujourd’hui, alors que les éclipses nous permettent d’en apprendre davantage sur le Soleil et sur les fondements de l’Univers », a-t-il déclaré.
Les éclipses solaires visibles depuis la Terre présentent une particularité remarquable : le Soleil et la Lune apparaissent presque exactement de la même taille dans le ciel. Le diamètre du Soleil est environ 400 fois supérieur à celui de la Lune, mais le Soleil se trouve également à une distance de la Terre environ 400 fois plus importante.
Cet alignement permet à la Lune de masquer la surface extrêmement lumineuse du Soleil lors d’une éclipse totale, révélant ainsi son atmosphère extérieure, connue sous le nom de couronne solaire.
« Cette correspondance étroite entre leurs tailles apparentes permet, lors d’une éclipse solaire totale, d’observer une région très proche du Soleil sans être ébloui par sa surface brillante », a écrit Creaner.
Les éclipses ont également contribué à mettre à l’épreuve certaines théories fondamentales de la physique. En 1919, des observations réalisées lors d’une éclipse totale ont montré que la position apparente des étoiles situées à proximité du Soleil se déplaçait conformément aux prédictions de la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein.
Le même principe de transit est aujourd’hui utilisé bien au-delà de notre système solaire. Lorsqu’une exoplanète passe devant son étoile, la baisse de luminosité qui en résulte peut fournir des informations sur l’atmosphère de la planète et sur sa composition chimique.
Selon Creaner, ces observations pourraient à terme aider les scientifiques à rechercher des signes de vie sur des mondes en orbite autour d’autres étoiles.
*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani