Mona Saanouni
26 Juin 2018•Mise à jour: 26 Juin 2018
AA/Genève/ Bayram Altuğ
La Commission d'enquête internationale indépendante sur la Syrie a indiqué, mardi, que le Régime syrien continue de commettre des crimes de guerre et des crimes contre l'Humanité en interdisant l'accès à la Ghouta orientale dans le Rif de Damas.
C'est ce qui ressort d'une conférence de presse tenue à Genève par le président de la Commission, Paulo Sergio Pinheiro, sur les données recueillies par la commission dans la région de la Ghouta, entre le 10 janvier et avril.
Il a souligné que la commission a présenté son rapport au Conseil des Droits de l'Homme qui tient mardi sa 38ème session au siège de l'ONU à Genève.
Pinheiro a noté que "les forces du Régime d'al-Assad ont affamé la population de la Ghouta en l'assiègeant, et commettent ainsi des crimes contre l'Humanité" des "crimes de guerre", en interdisant l'accès humanitaire.
Il a souligné que des milliers de survivants ont été contraints de quitter leurs maisons dans la Ghouta orientale.
De son côté, le membre de la Commission, Hani Mighali, a indiqué lors de la même conférence, que "l'organisation des Nations Unies et les organisations humanitaires, n'ont pas encore pu accéder à la région en raison de l'interdiction d'accès.
Il a souligné le déplacement d'environ 150 mille personnes de la région, après le contrôle du régime, soulignant que 50 mille d'entre eux sont allés à Idlib, et 90 mille d'entre eux ont dû se rendre dans les zones sous l'emprise du régime.
Le nombre des civils est en constante évolution à la Ghouta, et des chiffres précis ne peuvent être donnés, a-t-il ajouté. Cependant, il a estimé le nombre de civils restant dans la zone à 60 mille personnes.