Serdar Bıtmez
19 Février 2022•Mise à jour: 19 Février 2022
AA/Allemagne
Le Qatar a discuté samedi, avec les États-Unis et l'Iran, des derniers développements internationaux et régionaux, ainsi que du huitième cycle de pourparlers à Vienne pour relancer l'accord sur le nucléaire iranien.
C'est ce qui ressort de deux réunions séparées tenues par le ministre qatari des Affaires étrangères, Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani, avec ses homologues américain, Antony Blinken et iranien, Hossein Amir-Abdollahian, en marge de la 58e édition de la Conférence de Munich sur la sécurité, qui se tient dans le sud de l'Allemagne.
Selon un communiqué du ministère qatari des Affaires étrangères, Abderrahmane Al-Thani et Blinken, ont passé en revue les derniers développements internationaux et régionaux, les problèmes de sécurité dans la région, ainsi que nombre de questions d'intérêt commun.
Les deux parties ont, aussi, évoqué le renforcement de la coopération bilatérale et les moyens de consolider les liens stratégiques entre les deux pays amis, qui entretiennent des relations diplomatiques depuis plus de 50 ans.
La réunion entre le ministre qatari des Affaires étrangères et son homologue iranien, a également porté sur les mêmes thématiques outre les développements relatifs au huitième cycle de pourparlers à Vienne pour relancer l'accord sur le nucléaire iranien, indique le même communiqué.
L'Iran et le P4+1 (la Russie, la Chine, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne) ont tenu plusieurs cycles de discussions dans la capitale autrichienne, Vienne, en vue de relancer l'accord nucléaire de 2015.
En vertu de cet accord, Téhéran s'est engagé à limiter son activité nucléaire à des fins civiles. Les puissances mondiales ont, en contrepartie, accepté d'abandonner leurs sanctions économiques à l'encontre de l'Iran.
Sous la présidence de Donald Trump, les États-Unis s'étaient retirés unilatéralement de l'accord en 2018 et avaient imposé des sanctions à l'Iran, ce qui a incité Téhéran à ne plus se conformer audit accord.
*Traduit de l'arabe par Malèk Jomni