AA / Istanbul / Mariem Njeh
À travers le monde, les célébrations de Noël ont illustré la diversité des contextes religieux, culturels et politiques. D’Istanbul à Gaza, en passant par Bethléem et le Vatican, les messes se sont déroulées entre appels à la paix et messages d’espérance, tantôt dans la sobriété imposée par les conflits, tantôt dans la solennité des grandes traditions.
- Istanbul : La mosaïque culturelle rayonne lors des messes de Noël
Des messes de Noël ont été célébrées dans les églises des districts de Beyoglu et de Sisli, à Istanbul, à l'occasion de la fête.
À l'église Saint-Antoine de Padoue, à Beyoglu, des cantiques ont été entonnés et des passages de la Bible ont été lus, tandis que les fidèles allumaient des bougies et priaient. Des membres de la communauté catholique ainsi que de nombreux touristes ont assisté à l'office.
Des messes de Noël ont également été célébrées à l'église Santa Maria Draperis, sur l'avenue Istiklal, et à la cathédrale du Saint-Esprit, à Sisli.
- Gaza : la communauté chrétienne s'est réunie dans la sobriété pour prier pour la paix, loin des célébrations d'antan
Les chrétiens de la bande de Gaza ont célébré Noël par une messe sobre à l'église de la Sainte-Famille de la ville de Gaza, ce mercredi 24 décembre, après deux ans d'opérations militaires israéliennes.
L'office, qui s'est déroulé bien loin de l'atmosphère festive des années précédentes, a été consacré à des prières pour la paix et la sécurité de Gaza, alors que la petite communauté chrétienne continue de faire face aux conséquences du conflit.
- De Bethléem, le Patriarche latin : Gaza porte « un message de résilience et d'espoir » malgré la guerre
Le cardinal Pizzaballa est arrivé à Bethléem mercredi pour y célébrer la messe de minuit, alors que les autorités israéliennes ont interdit au vice-président palestinien d'y assister.
Le Patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, a déclaré mercredi que la bande de Gaza porte « un message de résilience et d'espoir » malgré les destructions généralisées causées par la guerre menée par Israël depuis deux ans.
« Nos cœurs sont aujourd'hui avec Gaza, où la destruction est totale », a déclaré Pizzaballa lors de son arrivée dans la ville de Bethléem, en Cisjordanie, pour y diriger la messe de minuit de Noël.
« Pourtant, malgré tout, ses habitants ont toujours une passion pour la vie, une volonté de se réjouir et un refus de capituler », a-t-il ajouté.
Pizzaballa a affirmé que les habitants de Gaza, comme ceux de Bethléem, recommenceraient malgré la dévastation.
« Nous célébrerons à Gaza et à Bethléem. Nous continuerons à célébrer chaque jour et nous reviendrons pour tout reconstruire à nouveau », a-t-il affirmé.
- Au Vatican, le pape Léon XIV préside sa première messe de Noël
Le pape Léon XIV, chef de l'Église catholique, a présidé mercredi sa toute première messe de la veille de Noël en la basilique Saint-Pierre, au Vatican.
La cérémonie solennelle s'est déroulée en présence de nombreux cardinaux, évêques, prêtres, ainsi que des représentants diplomatiques accrédités auprès du Saint-Siège et d'une foule d'invités.
Élu le 8 mai dernier comme 267e pape de l'Église catholique sous le nom de Léon XIV, le cardinal Robert Francis Prevost a succédé au pape François, décédé le 21 avril.
Dans son homélie, le souverain pontife a livré une critique acerbe du matérialisme. Il a notamment dénoncé une « économie distordue » qui en vient à traiter les êtres humains comme de simples « marchandises ».
Avant le début de l'office, le pape est allé à la rencontre des fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre pour leur souhaiter un joyeux Noël.
Les observateurs ont noté un changement de style par rapport au précédent pontificat : contrairement à son prédécesseur, Léon XIV a débuté la messe de la veille de Noël plus tardivement, à une heure plus proche de minuit, et la célébration a duré plus longtemps.
Ce jeudi, au lendemain de la messe de la Nativité, le pape prononcera depuis la basilique Saint-Pierre la traditionnelle bénédiction « Urbi et Orbi » (à la Ville et au Monde), au cours de laquelle il délivrera ses messages sur les grands dossiers internationaux.
Les confessions chrétiennes qui suivent le calendrier occidental marquent Noël par une messe de minuit les 24 et 25 décembre, tandis que les églises qui suivent le calendrier oriental célèbrent le 7 janvier.