Ahmed al-Masri
10 Mars 2018•Mise à jour: 11 Mars 2018
AA/Mohamed Fahd
Le Qatar a déposé, samedi, une plainte auprès du Conseil de sécurité et de l’ONU, au sujet des violations de son espace aérien perpétrées par ses voisins émiratis et bahreïnis, a rapporté l’agence de presse officielle qatarie .
C’est ce qui ressort d’un message adressé par la représentante permanente de Doha à l’ONU, Alya Al-Thani, au secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, et au président du Conseil de sécurité, le hollandais Karel van Oosterom.
Le texte de la plainte indique que la violation émiratie de l’espace aérien qatari a eu lieu à deux reprises, le 14 janvier et le 25 février derniers, tandis que la violation bahreïnie a été observée une seule fois, le 25 février dernier.
Ces trois violations ont été menées par des avions militaires, selon l’agence de presse qatarie.
Ces actes sont qualifiés de "dangereux", dans le texte de la plainte, et sont considérés comme étant "une enfreinte franche du droit international".
Le message qatari met en garde, dans ce contexte, contre "la poursuite des tentatives des deux pays, provoquant des incidents, qui pourraient accentuer la tension dans la région".
D’autre part, le Qatar a appelé le Conseil de sécurité et les Nations Unies à "prendre les mesures nécessaires pour maintenir la paix et la sécurité internationales", assurant qu’il s’abstient de réagir et de recourir au droit de réponse à l’égard de ces violations.
Aucun commentaire n’a été émis par les Emirats arabes unis et Bahreïn sur ces informations, rapportées par l’agence de presse qatarie. Cependant, Doha et Abou Dhabi ont précédemment échangé les accusations autour de la violation mutuelle de l’espace aérien et l’interception d’avions.
Ces événements surviennent sur fond de la crise du Golfe, qui se poursuit depuis le 5 juin dernier. L’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte avaient alors rompu leurs relations avec le Qatar, l’accusant de soutenir le terrorisme, ce que Doha avait démenti, accusant le quartet de vouloir imposer la tutelle sur sa décision nationale.