Riyaz Khaliq Khaliq
04 Septembre 2026•Mise à jour: 04 Septembre 2026
La Corée du Sud n’a pris aucune décision définitive concernant un éventuel déploiement de forces dans le détroit d’Ormuz, mais l’examen de cette option se poursuit, a précisé vendredi un responsable de la présidence.
« La Corée du Sud pourrait contribuer militairement aux efforts internationaux visant à garantir la liberté de navigation dans le détroit, dans la mesure où cette contribution ne compromet pas sa préparation à la défense, si elle décide de le faire », a déclaré ce responsable à l’agence de presse Yonhap, basée à Séoul.
Auparavant, un responsable du ministère de la Défense, cité sous couvert d’anonymat par la chaîne SBS, avait affirmé que Séoul menait des « préparatifs concrets » en vue d’envoyer des forces navales dans le détroit.
Selon SBS, ces préparatifs comprennent le déploiement d’avions de patrouille maritime P-8, d’une équipe de déminage et de neutralisation d’explosifs ainsi que d’un navire de soutien logistique.
Le gouvernement sud-coréen avait précédemment indiqué qu’il n’envisagerait un déploiement dans le détroit qu’après la fin de la guerre entre les États-Unis et l’Iran.
Ces discussions interviennent après que le président américain Donald Trump a publiquement critiqué Séoul pour son refus de participer aux opérations contre l’Iran, tandis que Washington a récemment réduit l’ampleur d’un exercice militaire mené avec la Corée du Sud.
« Nous estimons pouvoir apporter une contribution dans une mesure qui ne compromette pas notre niveau de préparation », a déclaré sous couvert d’anonymat le responsable de la présidence.
Tout déploiement nécessite une décision du Conseil de sécurité nationale, l’adoption d’une résolution en Conseil des ministres et l’approbation de l’Assemblée nationale.
Les discussions en cours « n’ont pas atteint le stade d’une demande d’approbation parlementaire et aucune décision définitive n’a été prise », a ajouté le responsable.
Un haut responsable militaire sud-coréen a déclaré à SBS comprendre que des discussions étaient également en cours avec les pays concernés au sujet des ports d’attache et des bases opérationnelles.
La Corée du Sud est liée aux États-Unis par un traité de défense et accueille plus de 28.500 soldats américains ainsi que d’autres moyens militaires sur la péninsule coréenne.
* Traduit de l'anglais par Serap Dogansoy