Zafer Fatih Beyaz
15 Juin 2024•Mise à jour: 15 Juin 2024
AA/Ankara
"La résolution du Conseil de sécurité des Nations unies est une étape, mais elle n'est pas suffisante. Nous savons tous combien de résolutions sur le papier sont ignorées par Israël", a insisté le président Erdogan concernant la résolution sur un cessez-le-feu à Gaza présenté par les Etats-Unis.
Le chef de l’Etat turc, Recep Tayyip Erdogan, s’est entretenu avec les journalistes à bord de l’avion présidentiel à son retour d’Italie où il a assisté au sommet du G7.
Interrogé sur la proposition de cessez-le-feu voté au Conseil de sécurité des Nations unies, Erdogan a dit attendre de Biden qu'il prouve que ce plan n'est pas un coup électoral, mais bien une mesure visant à mettre fin aux massacres en Palestine.
"La résolution du Conseil de sécurité des Nations unies est une étape, mais elle n'est pas suffisante. Nous savons tous combien de résolutions sur le papier sont ignorées par Israël", a-t-il rappelé.
Il a notamment assuré que d’autres pays devaient dire "stop" à Israël "avec courage" et être du côté de la paix, si l’on voulait que l’humanité réussisse à l’examen auquel elle est confrontée.
"La reconnaissance de la Palestine en tant qu'État par les membres du Conseil de sécurité des Nations unies pourrait changer le contexte dans la région", a-t-il souligné.
Le leader turc a dit espérer que les prochaines élections aux Etats-Unis puissent contribuer à faire évoluer l'atmosphère en faveur des Palestiniens en augmentant la pression sur Israël.
"Tout le monde sait que cela ne peut continuer ainsi", a-t-il insisté.