İbrahim Khazen
14 Avril 2024•Mise à jour: 14 Avril 2024
AA / Arabie saoudite / Ibrahim Al-Khazen
L'Arabie saoudite a appelé, dimanche, à épargner à la région les dangers de la guerre et a sollicité l'intervention du Conseil de sécurité pour empêcher l'escalade et l'extension du conflit.
C'est ce qui ressort d'une déclaration du ministère saoudien des affaires étrangères après que l'Iran a annoncé, samedi soir, avoir lancé une attaque de missiles et de drones en représailles à l'attaque d'Israël contre le siège de sa mission diplomatique dans la capitale syrienne, Damas.
Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé la "vive inquiétude du Royaume face à l’escalade militaire dans la région et à la gravité de ses répercussions".
Il a appelé "toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue et à épargner à la région et à ses habitants les dangers de la guerre".
La diplomatie saoudienne a souligné "la position du Royaume appelant à ce que le Conseil de sécurité assume ses responsabilités en matière de maintien de la paix et de la sécurité internationales, notamment dans cette région éminemment sensible pour la paix et la sécurité mondiales, et à ce qu'il empêche l'escalade de la crise qui aura de graves conséquences si elle s'amplifie".
L'Iran a lancé des dizaines de drones et de missiles en direction d'Israël, alors que les tensions sont à leur comble entre les deux pays suite à l'attaque de la semaine dernière contre le consulat iranien en Syrie, a confirmé, samedi, l'armée israélienne.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran (CGRI) a précisé que cette attaque venait en représailles aux "nombreux crimes" commis par Israël, notamment l'attaque de la semaine dernière contre la section consulaire de l'ambassade d'Iran à Damas.
L'armée israélienne a déclaré que ses forces étaient en état d'alerte à la suite de l'attaque iranienne.
L'attaque au missile contre le consulat iranien à Damas, le 1er avril, a fait au moins 13 morts, dont sept conseillers militaires. Téhéran a accusé Israël d'être à l'origine de cette attaque.
Parmi les victimes figuraient le général Mohammad Reza Zahedi, haut commandant du CGRI en Syrie et au Liban, et son adjoint, le général Hadi Haj Rahemi.
Tel-Aviv n'a pas officiellement revendiqué la responsabilité de l'attaque, mais Israël mène depuis des mois des frappes contre des cibles iraniennes en Syrie.
Selon les experts, l'attaque iranienne est susceptible de déclencher un conflit régional en cas de représailles de la part d'Israël.
*Traduit de l’Arabe par Mourad Belhaj