Lassaad Ben Ahmed
20 Septembre 2022•Mise à jour: 20 Septembre 2022
AA / Bamako / Amarana Maiga
Quelque 238 organisations non gouvernementales locales et internationales ont appelés, mardi, les dirigeants réunis à la 77e Assemblée générale des Nations Unies à prendre des mesures décisives pour mettre fin à la spirale de la faim dans le monde, crise provoquant la mort d'une personne « toutes les quatre secondes » a-t-on appris d'un communiqué de presse.
Le document note que « des organisations de 75 pays ont signé une lettre ouverte exprimant leur indignation face à la montée en flèche des niveaux de faim et des recommandations d'action. Un nombre impressionnant de 345 millions de personnes souffrent désormais de faim aiguë, un nombre qui a plus que doublé depuis 2019 ».
« Malgré les promesses des dirigeants mondiaux de ne plus jamais permettre la famine au 21e siècle, la famine est une fois de plus imminente en Somalie. Dans le monde, 50 millions de personnes sont au bord de la famine dans 45 pays », souligne la même source.
Mohanna Ahmed Ali Eljabaly de la Yemen Family Care Association, l'une des organisations signataires de la lettre, a déclaré qu' « il est abyssal qu'avec toute la technologie de l'agriculture et des techniques de récolte aujourd'hui, nous parlions encore de famine au 21e siècle. Il ne s'agit pas d'un pays ou d'un continent et la faim n'a jamais qu'une seule cause. Il s'agit de l'injustice de l'ensemble de l'humanité ».
« La crise mondiale de la faim a été alimentée par un mélange mortel de pauvreté, d'injustice sociale, d'inégalité entre les sexes, de conflits, de changement climatique et de chocs économiques, les effets persistants de la pandémie de COVID-19 et de la crise en Ukraine faisant encore grimper les prix des denrées alimentaires et du coût de la vie », explique-t-on dans le communiqué.