AA / Tunis / Salim Boussaïd
Le Hamas libère trois détenus israéliens
Le Hamas a remis à la Croix-Rouge, samedi, trois détenus israéliens de sexe masculin dans la bande de Gaza lors de la cinquième série d'échanges de prisonniers avec Israël.
Lors du cinquième échange de prisonniers entre le Hamas et Israël, Eli Sharabi, Or Levy et Ohad Ben Ami, trois Israéliens détenus par le Hamas, ont été remis aux équipes de la Croix-Rouge dans la ville de Deir al-Balah.
Il a été précisé qu’Ohad Ben Ami avait la double nationalité allemande et israélienne.
Israël libère un nouveau groupe de prisonniers palestiniens dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu avec le Hamas
Israël a libéré ce samedi, un nouveau groupe de prisonniers palestiniens dans le cadre de l'accord de cessez-le-feu avec le Hamas.
Un bus de la Croix-Rouge transportant 42 prisonniers est arrivé dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, où une foule en liesse s'était rassemblée pour accueillir les détenus libérés.
Les prisonniers ont été libérés de la prison militaire d'Ofer, près de Ramallah, dans le cadre de la première phase de l'accord de cessez-le-feu et d'échange de prisonniers entre Israël et le Hamas, qui est entré en vigueur le 19 janvier.
Selon le Croissant-Rouge palestinien, au moins sept Palestiniens libérés ont été admis à l'hôpital immédiatement après leur libération en raison de leur état de santé dégradé.
Le Bureau d'information chargé des prisonniers palestiniens, dirigé par le Hamas, a indiqué que deux bus transportant des prisonniers libérés étaient également arrivés à l'Hôpital Européen dans la ville de Khan Younes, dans le sud de Gaza, via le passage de Kerem Shalom après leur libération des prisons israéliennes.
Les détenus libérés ont été accueillis par des milliers de personnes qui s'étaient rassemblées dans la ville pour les saluer, selon le correspondant d'Anadolu.
Seize captifs israéliens et cinq travailleurs thaïlandais ont jusqu'à présent été libérés dans le cadre du cessez-le-feu en échange de centaines de prisonniers palestiniens.
Le président Joseph Aoun et le PM Nawaf Salam signent le décret de formation du nouveau gouvernement
Le président de la République libanaise, Joseph Aoun, et le Premier ministre désigné, Nawaf Salam, ont signé ce samedi le décret de formation du nouveau gouvernement, au palais de Baabda à Beyrouth, après trois semaines de tractations.
Joseph Aoun a également signé, selon le communiqué de la présidence, le décret de démission du gouvernement sortant de Najib Mikati.
Le cabinet de Najib Mikati était uniquement chargé de l'expédition des affaires courantes depuis les élections législatives de mai 2022.
‘’Le président [Joseph] Aoun a signé un décret acceptant la démission du gouvernement du premier ministre [par intérim] Najib Mikati (…) et un autre sur la formation d’un gouvernement de 24 ministres’’, dirigé par Nawaf Salam, a déclaré la présidence libanaise dans un communiqué.
Le Premier ministre a affirmé samedi que son cabinet s’efforcerait d’être un ‘’gouvernement de réforme et de sauvetage’’. Il a également assuré qu’il va oeuvrer à ‘’rétablir la confiance entre les citoyens et l’Etat, entre le Liban et ses voisins arabes, et entre le Liban et la communauté internationale’’.
À Madrid, l'extrême droite et les populistes en quête d'un "Trump européen"
Les leaders de l’extrême droite européenne et des populistes se sont donné rendez-vous à Madrid, samedi 8 février, sous la bannière des « Patriotes pour l’Europe », troisième force du Parlement européen. Inspirés par la victoire de Donald Trump aux États-Unis, ils ont scandé un slogan évocateur : "Make Europe Great Again", affichant ainsi leur volonté d’imposer une rupture avec les institutions européennes actuelles.
Parmi les figures de proue de ce rassemblement, Viktor Orban, Premier ministre hongrois et chef de file des conservateurs, s’est posé en pionnier de la vague trumpiste en Europe. "Le triomphe de Trump a changé le monde", a-t-il martelé devant une audience conquise. Orban a également dénoncé ce qu’il qualifiait de "remplacement de population en Europe", un discours dans la droite ligne des thèmes portés par plusieurs intervenants.
Du côté de l’extrême droite, Geert Wilders, chef du Parti pour la liberté (PVV) et vainqueur des élections législatives aux Pays-Bas, a lancé un appel à la mobilisation : "Sommes-nous prêts à faire la même chose en Europe ?" Son parti hostile à l’immigration et islamophobe cherche désormais à traduire son succès électoral en une présence gouvernementale durable.
Deux ans après le séisme, Macron réaffirme la solidarité de la France avec la Türkiye
Le Président français Emmanuel Macron s’est entretenu vendredi 7 février 2025 avec son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, à l’occasion d’un échange téléphonique, a annoncé l’Élysée dans un communiqué.
Deux ans après le violent séisme qui a frappé la Türkiye, « le chef de l’État a indiqué que la France continuait de se tenir aux côtés des familles des victimes et de tout le peuple turc », précise le communiqué officiel. La catastrophe, qui avait causé de lourdes pertes humaines et matérielles, reste un souvenir douloureux pour le pays.
Au-delà de cette expression de solidarité, l’échange entre les deux Présidents a porté sur plusieurs enjeux régionaux, notamment la situation en Syrie. Emmanuel Macron a souligné « l’importance que la France attachait à une transition inclusive, respectueuse de toutes les composantes de la société syrienne ». Il a également rappelé le soutien de Paris à « l’unité et à la souveraineté de la Syrie » et insisté sur la nécessité de « poursuivre la lutte contre Daech », selon l'Élysée.
Les relations bilatérales entre la France et la Türkiye ont également été évoquées. Selon le communiqué de la Présidence française, Emmanuel Macron a réitéré son souhait de « développer un agenda bilatéral positif » avec Ankara.
Condamné dans l'affaire des écoutes, Sarkozy annonce ‘’mettre entre parenthèses’’ ses activités publiques
L’ancien président français, Nicolas Sarkozy, a annoncé ce samedi 8 février qu’il mettait ‘’entre parenthèses’’ ses activités publiques et renonçait à toute expression médiatique, après sa condamnation définitive par la justice française dans l’affaire dite des écoutes.
Nicolas Sarkozy a fait cette annonce dans un long message publié sur X et consulté par Anadolu.
‘’Compte tenu de cette situation particulière, et par respect pour les éminentes fonctions que j’ai exercées, j’ai décidé de mettre entre parenthèses mes activités publiques d’ancien Président, et de renoncer à toute expression médiatique à l’exception de ce message personnel’’, a déclaré Sarkozy.
L’ancien chef de l’État a indiqué avoir ‘’formé un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui dira (s’il a) été victime, comme (il) le croi(t), d’une injustice et en tirera toutes les conséquences’’. ‘’Il sera déposé avant la fin du mois’’, a-t-il ajouté.
Plus de 200 000 personnes défilent à Munich contre l’extrême droite
De nouvelles manifestations massives contre l’extrême droite ont lieu, samedi 8 février, dans plusieurs villes d’Allemagne, dont une à Munich (sud), qui a mobilisé plus de 200 000 personnes, selon la police de la capitale bavaroise.
Les manifestants, rassemblés sous le slogan ‘’la démocratie a besoin de toi’’, mettent en garde contre toute coopération avec le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), crédité d’environ 20 % des voix, soit contre tout rapprochement entre l'Union chrétienne-démocrate (CDU, droite conservatrice), le plus grand parti de l'opposition, mais pressenti pour gagner les élections anticipées de février, et l’AfD.
Les organisateurs de la manifestation ‘’Munich est multicolore’’ veulent donner ‘’un signal fort en faveur de la diversité, de la dignité humaine, de la cohésion et de la démocratie’’ avant le scrutin, rapporte Le Monde.
Nouvelles routes de la soie: Panama se retire du projet chinois, Pékin proteste
La Chine a protesté samedi contre la décision du Panama de se retirer du projet chinois connu sous le nom des « Nouvelles routes de la soie » (Belt and Road Initiative, BRI).
Vendredi, le vice-ministre des Affaires étrangères, Zhao Zhiyuan, a exprimé les protestations de Pékin concernant la décision de Panama de ne pas renouveler le protocole d’accord (MoU) sur la BRI, auprès de l’ambassadeur de Panama en Chine, Miguel Humberto Lecaro Barcenas, selon un communiqué du ministère chinois des Affaires étrangères.
La réaction de la Chine est survenue après que le pays d'Amérique centrale a annoncé son retrait officiel de la BRI.
« Faire marche arrière et ‘naviguer à contre-courant’ de la coopération dans le cadre de la Belt and Road Initiative, va à l'encontre des attentes des peuples chinois et panaméen et n'est pas dans les intérêts vitaux du Panama », a déclaré Zhao, ajoutant que la Chine s'opposait fermement aux États-Unis pour avoir « voulu saper les relations Chine-Panama et dénigrer la coopération par la pression et la coercition. »
L'officiel chinois a exhorté le Panama à « résister aux interférences extérieures ».
Un sommet régional demande l'instauration d'un cessez-le-feu d’ici cinq jours
Les dirigeants de la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) réunis en sommet à Dar es Salam en Tanzanie pour discuter de la crise dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), ont appelé samedi leurs chefs des forces de défense à mettre en place un ‘’cessez-le-feu immédiat et inconditionnel’’ dans un délai de cinq jours.
‘’Le sommet conjoint demande aux chefs des forces de défense de la CAE et de la SADC de se réunir dans les cinq jours et de fournir des directives techniques sur un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel et sur la cessation des hostilités’’, indique le communiqué final publié sur le compte X de la CAE à l’issue du sommet et consulté par Anadolu.
Les dirigeants africains ont également appelé à ‘’la fourniture d’une assistance humanitaire, y compris le rapatriement des personnes décédées et l’évacuation des blessés’’, et à l’ouverture de voies d’approvisionnement dans les zones touchées par le conflit dans l’est de la RDC.
La CEEAC exige le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais
Les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) ont appelé vendredi au retrait immédiat des troupes rwandaises du territoire congolais, selon des médias africains.
Cet appel a été fait dans une déclaration commune publiée à l'issue d'une réunion tenue vendredi à Malabo, dans le cadre du Conseil de paix et de sécurité de l’Afrique centrale, précise la radio de l'ONU en RDC, Radio Okapi.
Au cœur des discussions : "la crise dans l’Est de la République démocratique du Congo, où le groupe rebelle M23, soutenu par l’armée rwandaise, intensifie ses offensives dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu", souligne le même média.
Les dirigeants de la CEEAC ont, par ailleurs, souligné la nécessité de normaliser le fonctionnement de l’aéroport de Goma, afin de permettre le retour des membres des mécanismes de vérification régionaux, notamment le Mécanisme de vérification étendue Renforcé (MVA) et celui de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), précise la même source.
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