AA / Tunis / Salim Boussaïd
Activité diplomatique intense du président Erdogan en septembre
Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, effectuera des démarches diplomatiques intenses en septembre. Il se rendra tout d’abord en Russie puis au Sommet des dirigeants du G20 dans la capitale indienne New Delhi, et l’Assemblée générale des Nations Unies (ONU) à New York.
Selon les informations obtenues samedi, Erdogan se réunira avec son homologue russe, Vladimir Poutine, à Sotchi, en Russie, le 4 septembre.
Au cours de cette réunion, les deux chefs d’État discuteront en particulier de l’accord céréalier en mer Noire, dont la Russie s’est retirée le 17 juillet 2023. Erdogan et Poutine échangeront leurs points de vue sur les mesures qui peuvent être prises pour rétablir l’accord.
Les autodafés du Coran coûtent à la Suède près de 200 000 dollars
Les médias suédois ont révélé, samedi, que les incidents liés à l'autodafé du Saint Coran au cours des neuf derniers mois ont coûté au pays près de 200 000 dollars.
Les actes délibérés consistant à brûler le Saint Coran par le politicien dano-suédois Rasmus Paludan et le réfugié irakien Silwan Momika, qui réside dans la capitale, Stockholm, ont fait perdre à l'État 2,2 millions de couronnes suédoises (environ 199 300 dollars), selon la radio locale Sveriges.
Le média a fait savoir que "ces provocations et attaques ont entraîné des pertes matérielles pour le gouvernement suédois, en raison du déploiement de davantage de policiers et de l'incapacité d'un grand nombre d'entre eux à s'acquitter de leurs fonctions habituelles".
Les atteintes au Saint Coran se sont intensifiées, récemment, en Suède et au Danemark, ce qui a suscité des réactions de colère dans le monde arabe et islamique, en plus des convocations officielles des diplomates des deux pays dans plus d’un pays arabe.
Hausse des infections au coronavirus dans le monde
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé une augmentation de 38 % des infections au coronavirus en août, par rapport au mois précédent, soulignant que plus de 1,4 million de cas ont été signalés dans le monde.
Samedi, l'Organisation mondiale de la santé a publié son rapport épidémiologique actualisé.
Selon le rapport, au cours de la période allant du 31 juillet au 27 août, plus de 1,4 million de nouveaux cas de coronavirus ont été signalés et plus de 1 800 décès dus au virus.
Par rapport à la période précédente de 28 jours, il y a eu une augmentation de 38% des cas d'infection et une diminution de 50% du taux de mortalité.
L'Inde lance sa première sonde solaire
L'Inde a lancé, samedi, la première mission spatiale vers le centre du système solaire, pour un voyage qui devrait durer quatre mois.
Le bureau de presse de l'Organisation indienne pour la recherche spatiale (ISRO) a déclaré, dans un tweet, que la sonde Aditya-L1, ‘’Soleil’’ en hindi, a été transportée à bord de la fusée (PSLV-C57) depuis le centre spatial Satish Dhawan sur l'île de Sriharikota, dans le sud de l'Inde.
La même source a précisé que "le vaisseau spatial a été placé avec précision sur l'orbite prévue".
Notons que ce lancement a eu lieu une semaine après avoir réussi à poser un véhicule sans équipage près du pôle sud de la Lune.
L’association ADM saisit le Conseil d’État contre l’interdiction de l’abaya à l’école
L'association Action Droits des Musulmans (ADM) a saisi en urgence le Conseil d'État le vendredi 1er septembre, demandant la suspension de l'interdiction de l'abaya à l'école, qui a été mise en place dès la rentrée au nom de la laïcité, a indiqué son avocat, Maître Vincent Brengarth.
Dans un message publié sur son compte X, Maitre Vincent Brengarth, avocat au Barreau de Paris, a déclaré : "Nous avons saisi le Conseil d’État en urgence pour demander la suspension de l’interdiction de l’abaya à l’école portant atteinte à plusieurs libertés fondamentales" en ajoutant que la requête a été déposée pour le compte de l’association ADM.
Selon le recours déposé, ADM exprime sa préoccupation quant à la possibilité que cette interdiction crée un "profilage ethnique". A quelques jours de la rentrée scolaire, l'association sollicite le juge des référés pour qu'il suspende la décision prise le 27 août 2023 par le ministre de l'Éducation, interdisant le port de cette longue robe traditionnelle dans les écoles, collèges et lycées publics.
- Le ministre français des Armées rejette l'ultimatum du pouvoir militaire
Le ministre français des Armées Sébastien Lecornu a rejeté l'ultimatum du pouvoir militaire nigérien, qui exige le départ de l'ambassadeur et des 1500 soldats français positionnés sur le territoire du pays sahélien avant lundi 4 septembre.
Dans un entretien publié vendredi soir par le journal Le Figaro, le ministre a réitéré la position française qui ne reconnaît pas le pouvoir militaire nigérien comme autorité étatique, mais le président Mohammed Bazoum, renversé le 26 juillet dernier par les militaires.
"Il n’est pas question de se plier à cette situation de fait, alors que si un président a une légitimité démocratique claire, c’est bien lui", a souligné le ministre français.
"Pourquoi avons-nous des soldats dans ce pays ? Nous ne dépensons pas l’argent du contribuable français pour des raisons symboliques ou par nostalgie, comme je l’entends parfois. Nous y sommes parce que, malheureusement, cette région du Sahel connaît depuis de nombreuses années une activité terroriste importante. C’est vrai au Burkina Faso, au Mali, au Niger et cette pression s’étend aux frontières du Bénin ou de la Côte d’Ivoire par exemple", a tenté de faire valoir le ministre pour justifier ce refus d'ultimatum, alors que les tensions restent vives entre Paris et Niamey, depuis le 26 juillet.
Le ministre français des Armées Sébastien Lecornu a également annoncé la suspension de la coopération militaire entre la France et le Gabon, à la suite du coup d’État de mercredi.
- Manifestations exigeant le départ des soldats français
Des milliers de personnes se sont rassemblées, samedi après-midi, devant la base militaire française de Niamey, pour exiger le départ des soldats français du Niger, a constaté un correspondant d'Anadolu.
"Nous ne voulons plus des soldats français sur notre sol", "Soldats français, allez-vous en", "Non à la force d'occupation", tels sont, entre autres slogans que scandaient les manifestants. "Nous allons maintenir cette pression jusqu'au départ définitif des soldats français", a indiqué Abdoulaye Seydou, un des organisateurs de la manifestation, dans une déclaration à Anadolu.
Selon la radio publique, une manifestation similaire a été organisée dans la matinée devant la base militaire française, située à Ouallam dans la région de Tillabéri, près de la frontière malienne.
Le conflit a entrainé le déplacement de 4,8 millions de civils
Plus de 4,8 millions de civils ont été déplacés suite aux affrontements entre l'armée soudanaise et le groupe paramilitaire des Forces de soutien rapide (FSR), affirment les Nations Unies.
À la date du 29 août, "environ 4,8 millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur et à l'extérieur du pays, en raison du conflit qui a éclaté le 15 avril", a déclaré le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), dans un communiqué.
L'OCHA précise que plus de 3,8 millions de personnes ont été déplacées à l'intérieur du pays, alors qu'un million d’autres ont traversé les frontières pour trouver refuge dans les pays voisins.
- 200 000 enfants risquent de mourir de faim (ONU)
Les Nations Unies ont prévenu, vendredi, que 200 000 enfants risquent de mourir de faim au Mali d'ici la fin de l'année, si une aide d’urgence ne parvient pas à les atteindre.
Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et le Programme alimentaire mondial des Nations Unies ont déclaré, dans un communiqué commun, que près d'un million d'enfants de moins de cinq ans pourraient être exposés à la malnutrition aiguë d'ici la fin de l'année, en raison des conflits en cours et des déplacements internes, regrettant une aide humanitaire limitée.
Le communiqué ajoute qu'environ un quart de la population malienne souffre d'insécurité alimentaire, ajoutant que 2 500 personnes, dont de nombreux enfants, sont menacées de famine dans la région de Ménaka, au nord du pays.
- Des groupes armés imposent un blocus dans la région de Tombouctou
Des groupes armés non-étatiques imposent des restrictions de mouvements aux commerçants et à l’acheminement de marchandises dans différentes communes de la région de Tombouctou, dans le nord du Mali, depuis le 8 août 2023, a indiqué le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) dans un récent rapport.
Au moins 6,121 ménages soit 33,100 personnes se sont déplacées préventivement à travers les régions de Tombouctou, Taoudenni et vers les pays voisins depuis le début du blocus, précise le texte.
Les partenaires humanitaires présents dans la région de Tombouctou ont été contraints de limiter ou de suspendre leurs mouvements en dehors de la ville, ce qui pourrait priver les personnes les plus vulnérables d’assistance humanitaire vitale, souligne le Bureau onusien ajoutant que malgré les restrictions imposées, les partenaires humanitaires évaluent les besoins les plus urgents et ont mis en place une assistance sanitaire aux personnes déplacées internes (PDI) de la ville de Tombouctou.
18 personnes tuées dans une fusillade de la police
Dix-huit personnes ont été tuées vendredi par la police dans une fusillade dans le nord-est de l'Afrique du Sud, ont rapporté samedi des médias africains.
La police affirme avoir ciblé des suspects qui voulaient voler un véhicule de transport de fonds dans la province de Limpopo, précise le site VOA.
"Dès que la police s'est approchée, le groupe de suspects a commencé à tirer et la police a répliqué. Seize hommes et deux femmes sont morts sur place", a expliqué la police dans un communiqué relayé par le même média.
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