Serap Dogansoy
30 Juillet 2026•Mise à jour: 30 Juillet 2026
AA / Istanbul / Serap Dogansoy
Les recours aux soins pour asthme ont augmenté dans la métropole bordelaise entre le 24 et le 26 juillet, après le déclenchement des incendies en Gironde et dans les Landes, a indiqué Santé publique France dans un bulletin publié mercredi.
Cette hausse a été observée dans les services d’urgences et auprès de SOS Médecins, où la part des consultations pour asthme a atteint son niveau le plus élevé depuis le début de l’année.
Du 20 au 26 juillet, les urgences de Bordeaux Métropole ont également enregistré une progression des prises en charge pour dyspnée ou insuffisance respiratoire aiguë. SOS Médecins a parallèlement constaté une tendance à la hausse des consultations pour malaises et angoisse.
Ces évolutions interviennent alors que les fumées des incendies ont provoqué plusieurs épisodes de pollution aux particules fines. Au 28 juillet, la procédure d’alerte était maintenue depuis cinq jours en Gironde et quatre jours dans les Landes.
Santé publique France estime néanmoins que l’impact sanitaire reste « limité ». L’activité globale des urgences et de SOS Médecins demeure dans les niveaux habituellement observés pour la période.
L’agence appelle également à interpréter ces résultats avec prudence. Les données ne couvrent pas la médecine libérale et ne permettent pas de connaître le profil des patients, leur éventuelle vulnérabilité, la gravité de leurs symptômes ou le nombre de personnes affectées n’ayant pas consulté.
Les personnes souffrant d’asthme, d’insuffisance respiratoire chronique ou d’autres pathologies respiratoires sont particulièrement exposées aux effets irritants des fumées.
Quatre millions de masques FFP2 doivent être acheminés vers Bordeaux d’ici jeudi soir. Santé publique France avait également déployé 39 réservistes sanitaires au 28 juillet pour soutenir les équipes locales.
L’incendie déclaré le 22 juillet à Saumos, en Gironde, avait parcouru 42.000 hectares au moment du bulletin. Dans les Landes, le feu parti le lendemain à Biscarrosse avait brûlé plus de 3.600 hectares.