Ben Amed Azize Zougmore
15 Septembre 2026•Mise à jour: 15 Septembre 2026
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a averti mardi que le président russe Vladimir Poutine chercherait, dans les prochains mois, à « peser » sur les élections organisées en Europe, notamment sur la présidentielle française prévue dans environ sept mois.
« Vous le verrez, dans les mois qui viennent, alors que l’année prochaine, la moitié des citoyens de l’Union européenne se rendront aux urnes, vous verrez que Vladimir Poutine cherchera, d’une manière ou d’une autre, à peser sur le choix des Européens et à peser sur le choix des Français », a déclaré Barrot au journal de 20 heures de France 2.
La France doit organiser son élection présidentielle au printemps 2027, avec un premier tour attendu en avril.
Le chef de la diplomatie française a également affirmé que la France constituait depuis cinq ans « l’une des cibles prioritaires » de Vladimir Poutine, en raison de son soutien à l’Ukraine.
« Nous sommes la cible de l’agressivité redoublée de Vladimir Poutine et nous avons tout mis en œuvre pour nous prémunir », a-t-il ajouté, rappelant que le budget des armées françaises avait doublé au cours des dix dernières années.
Interrogé par ailleurs sur l’attaque au drone contre un train en Ukraine, près de la frontière polonaise, Barrot a appelé à prendre « ces actes irresponsables au sérieux », tout en estimant qu’il ne fallait « pas se laisser intimider par Vladimir Poutine ».
La Russie n’a, pour l'heure, pas réagi aux déclarations du ministre français.