Ümit Dönmez
06 Mai 2023•Mise à jour: 10 Mai 2023
AA / Paris / Ümit Dönmez
La secrétaire générale de la Confédération générale du travail (CGT) Sophie Binet se rendra à Matignon, le 16 ou le 17 mai courant, pour rencontrer la Première ministre Élisabeth Borne.
Par voie d'une déclaration à la presse, le syndicat a annoncé ce samedi sa réponse favorable à l'invitation lancée vendredi par la cheffe du gouvernement aux syndicats CFDT, CGT, FO- CFE-CGC et CFTC, pour des entretiens bilatéraux sans "ordre du jour précis" défini au préalable.
Il est prévu que Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, autre syndicat majeur, aille également à la rencontre d'Élisabeth Borne, un mois après une rencontre de l'intersyndicale avec la Première ministre sur la réforme des retraites. Cette réunion n'avait pas permis la formulation d'un accord entre le gouvernement et les syndicats sur la réforme fortement contestée.
Promulguée le 15 avril par le président Emmanuel Macron, après sa validation partielle par le Conseil constitutionnel, la réforme des retraites prévoit le passage de l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans à l'horizon 2030, ainsi que l'allongement de la durée de cotisation de 42 à 43 ans à l'horizon 2027.
Dans une déclaration récente à la presse, Laurent Berger a souligné que la bataille contre cette réforme n'est pas terminée et rappelé la prochaine journée de mobilisation le 6 juin, deux jours avant la présentation d'un projet de loi d'abrogation de la réforme des retraites, par le groupe parlementaire Libertés, indépendants, outre-mer et territoires (Liot).
La motion de censure transpartisane déposée le 20 mars dernier à l'Assemblée nationale par le groupe Liot contre la réforme des retraites et le gouvernement d'Élisabeth Borne, avait été rejetée faute d'obtenir la majorité requise.
L'avantage d'une proposition de loi par rapport à une motion de censure est que la proposition de loi ne nécessite qu'une majorité simple, parmi les député ayant pris part au vote, pour être adoptée, tandis que dans le cadre du vote pour une motion de censure, celle-ci doit réunir la majorité de tous les députés de l'Assemblée nationale (289 / 577), les abstentions étant comptabilisées comme des votes contre la motion.