Ümit Dönmez
24 Mars 2023•Mise à jour: 24 Mars 2023
AA / Paris / Ümit Dönmez
La Direction générale de l'aviation civile (DGAC) française a demandé, ce vendredi, aux compagnies aériennes d'annuler un tiers de leurs vols dimanche à l'aéroport de Paris-Orly et 20 % lundi, en raison de la grève de contrôleurs aériens.
Par mesure de prévention, la DGAC a également demandé aux compagnies aériennes d'annuler 20 % de leurs vols, prévus dimanche, aux aéroports Lyon-Saint-Exupéry et Marseille-Provence, ainsi que 20 % des arrivées et départ lundi à l'aéroport de la cité phocéenne.
Ces annulations préventives concerneront aussi dimanche 20% des vols à Lyon-Saint-Exupéry et Marseille-Provence. Dans ce dernier aéroport, les compagnies devront également annuler 20% de leur programme lundi.
Par ailleurs, la ministre française de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher a indiqué, jeudi par un communiqué, que l'approvisionnement en kérosène de la région Ile-de-France et de ses aéroports Paris Charles-de-Gaulle et Paris Orly "devient critique" en raison des grèves dans les raffineries.
Face à cette situation, le gouvernement a émis un ordre de réquisition pour les grévistes de la raffinerie TotalEnergies en Normandie, fermée le week-end dernier et où l'acheminement des carburants est bloqué, a précisé la ministre.
"Le gouvernement suit la situation heure par heure et département par département, avec les professionnels et les préfets. Nous intervenons spécifiquement pour libérer les dépôts obstrués par les manifestants. Dès que les ordres de réquisition ne pourront être évités, nous prendrons nos responsabilités", indique Agnès Pannier-Runacher.
Après une journée record, ce jeudi en France, de mobilisation contre la réforme des retraites, l’intersyndicale a appelé à une dixième journée nationale de grève et de manifestation contre la réforme des retraites, pour le mardi 28 mars, alors que les grèves reconductibles se poursuivent dans le pays depuis le 7 mars.
Dans un communiqué de presse lu depuis le siège de la Confédération française démocratique du travail (CFDT), l’intersyndicale a indiqué, jeudi, que ces actions "sont une réponse à l’entêtement incompréhensible d’Emmanuel Macron", sur la réforme faisant passer l'âge légal de départ à la retraites de 62 à 64 ans.