Ayşe Başhoruz
21 Juillet 2026•Mise à jour: 21 Juillet 2026
AA / Istanbul
La présidente du groupe La France insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, a déclaré mardi que la majorité présidentielle entendait « classer » une pétition ayant recueilli plus de 720 000 signatures, opposée à une proposition de loi portant sur l’usage des armes par les forces de l’ordre. Elle s’est exprimée lors d’un point presse à l’Assemblée nationale, avant une réunion de la Commission des lois.
Selon Mathilde Panot, le seuil de 500 000 signatures, à partir duquel un débat parlementaire est prévu par la procédure des pétitions de l’Assemblée nationale, a été largement dépassé. « Le débat est de droit », a-t-elle affirmé, estimant que l’ampleur de la mobilisation citoyenne justifie un examen parlementaire du texte. Elle a également indiqué qu’une proposition visant à empêcher l’examen de pétitions portant sur des textes déjà débattus avait été rejetée dans le cadre de la réforme en cours du règlement de l’Assemblée.
La députée a dénoncé les conséquences potentielles de la proposition de loi, qu’elle qualifie de « loi permis de tuer XXL». Elle a soutenu que le texte introduirait « une inversion de la charge de la preuve » et porterait atteinte aux principes de l’État de droit. « Dans une République, il ne peut pas être question de donner un droit de vie ou de mort à une catégorie de citoyens sur tous les autres », a-t-elle déclaré.
Au cours de son intervention, Mathilde Panot a également affirmé que « la France est déjà le pays en Europe avec le plus de tirs mortels de policiers et de gendarmes ».
L’élue a annoncé que les députés de La France insoumise suivraient les travaux de la Commission des lois et retransmettraient les débats sur les réseaux sociaux du groupe parlementaire. Elle a également indiqué que les élus LFI participeraient à la mobilisation organisée par le collectif Stop aux violences d’État le 19 septembre, en soutien aux opposants au texte.
À ce stade, aucune décision définitive de la Commission des lois concernant le traitement de cette pétition n’avait été annoncée.