Adel Abdelrheem Humaida Elfadol
30 Septembre 2021•Mise à jour: 30 Septembre 2021
AA/Khartoum
La France a fait part jeudi de son rejet de toute action qui entraverait le « processus de transition » au Soudan.
C'est ce qui ressort de la rencontre entre le président du Conseil souverain, Abdel Fattah al-Burhan, et l'envoyé spécial français pour le Soudan, Jean Michel Dumond, au palais présidentiel de Khartoum, selon un communiqué du Conseil de souveraineté, consulté par l’Agence Anadolu.
L'envoyé français, a déclaré que « son pays rejette toute tentative d’entraver le processus de transition au Soudan », indique le Conseil de souveraineté dans son communiqué.
Dumond a souligné l'importance de la coopération entre toutes les parties au Soudan afin de préserver le processus de transition démocratique.
Dans un deuxième communiqué, examiné par l’Agence Anadolu, le Conseil de souveraineté, a fait savoir que le vice-président du Conseil, Mohammad Hamdan Dagalo, dit «Hemedti», a rencontré plus tard le responsable français, lors d'une réunion distincte à Khartoum.
L’émissaire français a appelé, lors de cette deuxième rencontre « à maintenir le partenariat entre les composantes militaire et civile au pouvoir, et la nécessité d'élargir le cercle de la participation (politique) à la période de transition », assurant que son pays « se tient à distance égale des composantes militaire et civile ».
Hemedti a souligné la nécessité pour la communauté internationale de soutenir le Soudan durant cette phase.
Depuis des jours, les tensions ne cessent de s'intensifier entre les composantes militaire et civile de l'autorité de transition, sur fond de critiques adressées par des responsables militaires aux forces politiques, après l'annonce par l'armée d'une tentative de coup d'État avortée.
Khartoum était le théâtre jeudi de manifestations populaires pour soutenir la transition démocratique et exiger la réalisation des revendications de la révolution dans le pays.
Le Soudan a amorcé, depuis le 21 août 2019, une période de transition de 53 mois qui s'achèvera par la tenue d'élections début 2024. En attendant l’échéance électorale, le pouvoir est partagé entre l'armée, les forces civiles et les mouvements armés qui ont signé un accord de paix avec le gouvernement le 3 octobre dernier.
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail