Fatma Bendhaou
17 Mars 2021•Mise à jour: 17 Mars 2021
AA / Paris / Ümit Dönmez
Le "procès Bygmalion" s'est ouvert, mercredi, au Tribunal judiciaire de Paris, en l'absence de Nicolas Sarkozy, selon les médias français qui annoncent cependant son arrivée "dans moins d'une heure".
L'ancien président français (2007-2012) et treize autres prévenus sont accusés de "financement illégal" de la campagne électorale du président-candidat pour les élections présidentielles de 2012, notamment à travers un système de fausses factures.
Deux semaines après sa condamnation à trois ans de prison, dont un an ferme, dans "l'affaire des écoutes", Nicolas Sarkozy est poursuivi par la Justice française pour avoir dépassé le plafond autorisé des dépenses électorales de 22,5 millions d'euros, le coût de sa campagne électorale s'étant élevée à 42,8 millions d'euros.
Selon les médias français rapportant "l'absence remarquée" de l'ancien président à l'ouverture du procès, ce dernier pourrait être renvoyé en mai du fait de l'absence de deux avocats en charge de la défense chargés de Jérôme Lavrilleux, pour infection à la Covid-19, Christian Saint-Palais, l'un des deux juristes étant hospitalisé.
Jérôme Lavrilleux, directeur-adjoint de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, est accusé de "complicité d'escroquerie" et complicité de financement illégal de la campagne électorale. Il est un personnage central du dossier, ayant reconnu devant les médias français avoir participé à une série de combines visant à faire gagner l'ancien président.
Lavrilleux devra rendre compte de son éventuel rôle dans le système de fausses factures émises par la société nommée "Event & Cie", filiale du groupe Bygmalion, ayant ainsi permis de masquer le dépassement du plafond légal autorisé dans la campagne de Nicolas Sarkozy.
L'ancien président français encourt un an d’emprisonnement et 3750 euros d’amende pour "financement illégal de campagne électorale", pour "avoir incontestablement bénéficié" du système de fausses factures, s'il est établi que Nicolas Sarkozy en avait été informé ou qu'il y avait participé.
Jean-François Copé, ancien secrétaire général de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) entre 2010 et 2012, puis président de ce parti de 2012 à 2014, a bénéficié d’un non-lieu et est cité comme témoin dans cette affaire.