Lassaad Ben Ahmed
17 Octobre 2017•Mise à jour: 17 Octobre 2017
AA/Nice/Fawzia Azzouz
Plusieurs villes françaises, commémorent mardi le 56ème anniversaire de la répression sanglante d’une manifestation d’Algériens à Paris et qui avait fait plus de 300 morts, ont rapporté les médias français.
C’est en banlieue parisienne, dans des villes où la communauté immigrée est très présente, comme par exemple Clichy ou Colombes, qu’ont eu lieu la plupart des cérémonies de commémoration du terrible massacre du 17 octobre 1961, d'après le journal Le Parisien.
Alors que des milliers d’Algériens, manifestaient à Paris à l’appel du Front de libération nationale (FLN), la police française, sous l’ordre du préfet Maurice Papon, a assassiné des centaines d’entre eux dont certains ont été jetés dans la Seine ou battus à mort. Les manifestants massacrés défilaient pour l’indépendance de leur pays.
La France a mis 51 ans à reconnaître officiellement cette page de son histoire et aucune cérémonie nationale n’est organisée en signe de reconnaissance. C’est François Hollande qui a été en 2012, le premier président à reconnaître la responsabilité française.
La maire de Paris, Anne Hidalgo, s’est rendue aux côtés de l’ambassadeur d’Algérie à une cérémonie d’hommage sur les quais de La Seine.
Des gerbes de fleurs sur lesquelles on pouvait lire :«A la mémoire de tous ceux qui se sont sacrifiés pour l’Algérie», ont été déposées.
Mme Hidalgo a par la suite posté un message sur son compte Twitter en utilisant la formule «Paris se souvient», alors que le «collectif du 17 octobre 1961» vient de demander au président de la République, Emmanuel Macron, de condamner officiellement «les crimes de la France», rapporte la chaîne France 24.