Mohamed Safwene Grira
21 Novembre 2016•Mise à jour: 22 Novembre 2016
AA/ Tunis/ Safwene Grira
L'ancien Premier ministre français François Fillon a remporté avec 44.1% des voix le premier tour de la primaire de la droite, organisé dimanche en prélude à la présidentielle du printemps 2017, selon des résultats provisoires annoncés par la haute autorité de la primaire, lundi matin.
Plus de 1.76 millions d'électeurs partageant "les valeurs républicaines de la droite et du centre" ont voté pour Fillon, alors que l'ancien Premier ministre Alain Juppé est arrivé en deuxième position avec 28.6%, selon les données disponibles sur le site de l'instance.
Ces résultats concernent 9551 bureaux dépouillés (sur 10 229) et à un nombre total de votants avoisinant les 4 millions, d'après la même source, alors que les données et résultats définitifs seront annoncés plus tard dans la journée, d'après des médias français.
L'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, qui figurait parmi les grands favoris du scrutin, a reconnu dimanche soir sa défaite après un score avoisinant les 20% le plaçant en troisième position.
"Je ne suis pas parvenu à convaincre une majorité d'électeurs. Je respecte et je comprends la volonté de ces derniers de choisir, pour l'avenir, d'autres responsables politiques que moi", a reconnu Sarkozy devant ses sympathisants, dimanche soir, en évoquant son retrait de la vie publique.
L'ancien chef d'Etat a également affiché ses intentions de vote au second tour de la primaire qui se tiendra dimanche prochain et opposera Fillon à Juppé, les cinq autres candidats étant désormais éliminés. "J'ai beaucoup d'estime pour Alain Juppé, mais les choix politiques de François Fillon me sont plus proches (...) François Fillon me paraît avoir le mieux compris les défis qui se posent à la France. Je voterai pour lui au second tour", a-t-il ajouté, sans donner d'instruction de vote pour le second round de la primaire.
"Les électeurs qui m'ont fait confiance sont naturellement libres de leur décision. Je leur demanderai, cependant, de ne jamais emprunter la voie des extrêmes. La France mérite tellement mieux que le choix du pire", a conclu Sarkozy en allusion à la présidentielle de 2017 qui verra concourir, notamment, la candidate du Front national (FN-extrême droite), Marine Le Pen.
La présidentielle du printemps 2017 a reçu, jusqu'à lundi, la candidature officielle de 23 personnalités, alors que le président de la République, François Hollande, devrait annoncer sa décision pour ce scrutin vers la mi-décembre.