Eşref Musa,Mehmet Burak Karacaoğlu,Ayvaz Çolakoğlu
25 Décembre 2019•Mise à jour: 25 Décembre 2019
AA - Idleb
Au moins 2000 civils supplémentaires ont été déplacés vers des zones proches de la frontière turque au cours des deux derniers jours, à la suite d'attaques du régime syrien, de la Russie et de groupes pro-iraniens dans la zone de désescalade à Idleb.
Le directeur de la Coordination des interventions en Syrie, Mohammed Hallaj, a déclaré à l'Agence Anadolu que le nombre de personnes déplacées de leurs foyers n'est pas précisément déterminé, en raison des attaques terrestres et aériennes continues contre Idleb.
Hallaj a expliqué qu'au moins 2000 civils ont été déplacés au cours des deux derniers jours, à la suite d'attaques menées par les forces du régime, la Russie et des groupes pro-iraniens.
Il a notamment lancé un appel aux dons afin de pouvoir fournir aux déplacés nourriture et couvertures en cette période hivernale.
Ainsi, depuis le début du mois de novembre, 217 mille civils ont fui les zones de conflits pour se réfugier à proximité de la frontière turque.
Il a souligné que les forces du régime et de la Russie ciblent délibérément les hôpitaux, les écoles, les mosquées, les centres de protection civile et les maisons "pour empêcher le retour des civils".
Par ailleurs, samedi et dimanche derniers, respectivement 8 civils et 5 civils ont été tués, à la suite de frappes aériennes nocturnes russes sur Tell Mannas et Al Deir al-Sharqi.
Les équipes de défense civile poursuivent leurs opérations de recherche et de sauvetage dans les zones bombardées, alors que l'on craint un nombre élevé de morts à la lumière de la poursuite des bombardements.
En mai 2017, la Turquie, la Russie et l'Iran ont annoncé qu'ils étaient parvenus à un accord pour mettre en place une zone de “désescalade” à Idleb, dans le cadre des réunions d'Astana sur la crise syrienne.
Cependant, les forces du régime et leurs alliés continuent de lancer des attaques dans la région, malgré l'accord conclu entre la Turquie et la Russie le 17 septembre 2018, dans la ville russe de Sotchi, pour maintenir la zone “désescalade”.