Meher Hajbi
22 Février 2020•Mise à jour: 22 Février 2020
AA - New York
Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, Mark Lowcock a fait savoir que la densité de la population dans les endroits où des civils syriens sont déplacés d’Idleb est supérieure à la plupart des capitales du monde.
Dans une déclaration accordé à Anadolu, samedi le coordinateur des secours d'urgence, Lowcock a affirmé que les Nations Unies ont joué un rôle important dans l'acheminement de l'aide humanitaire aux Syriens au cours des 9 dernières années.
Dans ce contexte, le responsable onusien a appelé la Turquie à ouvrir deux de ses passages frontaliers avec la Syrie, tout au long de la journée, afin de fournir plus d'aide aux civils. “Les Nations Unies envoient de l'aide via la Turquie à environ 3 millions de personnes, dont 900 000 déplacés d'Idleb”, a-t-il poursuivi.
“Nous menons des discussions constructives avec les autorités turques afin d'ouvrir les passages de Bab al-Hawa et Bab al-Salama, 24 heures sur 24, dans le but de fournir plus d'aide à ceux qui en ont besoin en Syrie”, a-t-il ajouté
Quant aux attaques du Régime syrien et de la Russie contre la zone de désescalade à Idleb, Lowcock a affirmé n’avoir “jamais été témoin de situations horribles comme celles du nord-ouest de la Syrie.
“Idleb compte environ 3 millions de personnes déplacées de différentes régions syriennes. La région n'est plus un lieu sécurisé, car les enfants et les nourrissons meurent également du froid”, a-t-il déploré.
Pour le responsable onusien, “si les attaques du Régime ne s'arrêtent pas immédiatement, nous pourrions assister à l'une des plus grandes tragédies du 21e siècle”, alors que des informations font état de plusieurs bombardements du Régime contre 16 zones résidentielles à Idleb et 4 zones résidentielles à l'ouest d'Alep.
Lowcock a également félicité la Turquie d'avoir accueilli 3 millions de réfugiés syriens sur son sol, indiquant qu'elle n'avait pas reçu un soutien suffisant de la Communauté internationale à cet égard avant d’appeler la Turquie, la Russie et le Régime syrien à trouver une solution politique à la crise afin de mettre fin aux massacres en Syrie.