Mourad Belhaj
06 Novembre 2019•Mise à jour: 06 Novembre 2019
AA - Irak - Amer al-Hassani
Un manifestant est mort, mercredi, après avoir été atteint par une grenade de gaz lacrymogène, a annoncé une source médicale irakienne.
La source, qui travaille au Département de la santé de Bassorah, a déclaré à Anadolu, sous couvert d’anonymat, que le manifestant était décédé des suites d'une blessure à la tête infligée par une grenade lacrymogène, mardi soir, devant le bâtiment de la province de Bassorah (sud).
Les forces de sécurité ont tiré un grand nombre de grenades de gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants qui avaient tenté, mardi soir, d'escalader le mur de béton du bâtiment du gouvernorat, situé au centre de la ville de Bassorah.
Mardi, une source policière a révélé à Anadolu que 25 manifestants avaient été blessés et souffert d’asphyxie durant leur éloignement du bâtiment du gouvernorat.
L’Irak traverse, depuis le 25 octobre, une vague de manifestations antigouvernementales, la deuxième du genre en l’espace de deux semaines.
Les manifestations ont été marquées par une violence généralisée qui a coûté la vie à au moins 275 personnes et fait des milliers de blessés, lors d'affrontements entre manifestants, forces de sécurité et militants appartenant à des factions chiites proches de l'Iran.
Les manifestants, qui étaient initialement venus réclamer l’amélioration des services publics, la création d’opportunités de travail et la lutte contre la corruption, tiennent maintenant au départ du gouvernement et de l'élite politique "corrompue".