Mounir Bennour
14 Janvier 2021•Mise à jour: 14 Janvier 2021
AA / Ali Jawad
Les autorités irakiennes ont annoncé ce jeudi le retour de plus de 3000 réfugiés dans les zones libérées de la province de Ninive, dans le nord du pays.
C'est ce qui est ressorti du communiqué du ministère de l'Immigration et des réfugiés, dans le cadre du plan de fermeture des camps de réfugiés dans le pays.
Le communiqué a affirmé : "Le retour de 3 311 réfugiés des camps de Salamiyah (à l'est de Mossoul) vers leurs zones d'origine libérées dans le gouvernorat de Ninive".
Et d'ajouter que "le retour des familles de réfugiés a eu lieu après la fin des contrôles de sécurité qui les concernaient, avant d'être ramenées chez elles dans leurs zones d'origine".
Des millions d'Irakiens ont fui Ninive, Kirkouk, Salah al-Din (nord), Anbar (ouest), Diyala (est) et Babylone (sud) à l'été 2014, suite à la prise de contrôle de vastes zones du pays par l'organisation terroriste « Daech ».
Il existe 770 000 réfugiés en Irak, la plupart dans le district kurde du nord de l'Irak, qui accueille 27 camps de réfugiés, dispersés dans les provinces d'Erbil, Dahuk et Soulaimaniye.
Les Nations unies affirment qu'au moins 5,5 millions d'Irakiens ont été contraints de fuir en raison les combats avec Daech. Certains Irakiens ont cherché refuge dans des pays voisins comme la Turquie ou l'Union européenne.
De nombreux réfugiés ne peuvent toujours pas retourner dans leur région d'origine en raison de la destruction de leurs habitations pendant la guerre, sans parler du manque des infrastructures et des services de base, ainsi que l'instabilité de la situation sécuritaire.
En novembre dernier, les autorités ont annoncé la fermeture des camps de réfugiés dans les provinces de Kirkouk, Salah al-Din et Anbar, ainsi qu'un plan visant à fermer le reste des camps et à renvoyer les réfugiés dans leurs zones d'origine.
*Traduit de l'arabe par Mounir Bennour.