Mona Saanouni
22 Avril 2018•Mise à jour: 23 Avril 2018
AA/Jérusalem/Oussama al-Ghassani
Un jour après l'assassinat du scientifique palestinien, Fadi al-Batch en Malaisie, la position israélienne officielle diverge des analyses publiées par la presse locale à ce sujet.
Le gouvernement de Tel-Aviv a nié sa responsabilité de l'assassinat d'al-Batch, tandis que des médias israéliens laissent entendre que leur pays est derrière cette affaire.
Deux personnes non-identifiées à bord d'une moto ont tué par balles, samedi à l'aube, l'ingénieur palestinien, Fadi al-Batch, devant une mosquée de la capitale malaisienne, Kuala Lumpur.
Le ministre israélien de la Défense, Avigdor Liberman, a nié la responsabilité de son pays dans l'assassinat d'al-Batch, a rapporté dimanche la deuxième chaîne israélienne.
"Hamas attribue toujours ce genre d'événements à Israël, alors que même James Bond pourrait être également accusé de cet assassinat", a déclaré Liberman.
Il a ajouté que "Tel-Aviv n'est pas obligé de répondre à toute déclaration lancée par Ismaïl Haniyeh (chef du Hamas)", accusant en même temps le mouvement d'œuvrer à mener des attaques contre des cibles israéliennes à l'Etranger, sans pour l'heure y parvenir.
Liberman a indiqué qu'il n'autorisera pas le transfert de la dépouille d'al-Batch pour son inhumation à Gaza via Israël, mais s'il a été décidé de la transférer via l'Egypte, Israël n'en a aucune autorité.
Cependant, Liberman a affirmé qu'un message a été transmis à cet égard via les canaux concernés.
Médias israéliens : Si ce n'est pas le Mossad, alors qui d'autre?
L'assassinat d'al-Batch a fait couler beaucoup d'encre du côté des journaux israéliens, dimanche, avec généralement des allusions à la responsabilité d'Israël.
Les analyses ont ainsi entrepris de comparer l'assassinat d'al-Batch avec des opérations antérieures, renforçant ainsi l'idée sur la responsabilité d'Israël.
Le quotidien israélien, Israel Hayom, proche du Likoud au pouvoir, a indiqué que "l'assassinat d'al-Batch en Malaisie hier samedi, est un message déclarant "qu'aucun endroit au monde n'est sécurisé pour les (terroristes)" à ses dires.