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28 Août 2017•Mise à jour: 28 Août 2017
AA/Sarajevo
Le membre du Conseil de la présidence de Bosnie-Herzégovine, Bakir Izetbegović, a accusé, lundi, le président tchèque Miloš Zeman « d’empoisonner » la réputation de son pays auprès de l’Europe et de susciter des doutes sur ses citoyens musulmans.
Izetbegović a démenti, dans une déclaration médiatique, les propos tenus par Zeman sur le fait que la Bosnie-Herzégovine puisse se transformer en une base pour l’organisation terroriste « Daech », vu que son peuple est constitué de trois composantes : les bosniaques, les serbes et les croates.
Bakir Izetbegović a également précisé que 116 citoyens bosniaques appartiennent encore à « Daech » en Irak et en Syrie, ajoutant que 55 autres étaient revenus de ces régions-là, dont 44 sont en Bosnie-Herzégovine, 10 en Europe et 1 seul en Turquie.
La plupart d’entre eux ont été soumis à une enquête et sanctionné, a-t-il estimé, soulignant que les Bosniaques « n’abandonneront jamais leur civilisation, leur religion et leur culture ».
« Nos traditions et notre religion nous apprennent la patience et nous n’avons pas opté pour la vengeance ni pour l’extrémisme, même à l’époque où on nous a sauvagement torturés et tués. Nous avons toujours été à la recherche de la justice et de la vérité », a-t-il poursuivi.
Izetbegović a assuré que son pays continue à lutter contre le terrorisme et qu’aucun combattant ne s’était dirigé de son pays vers les zones de conflits, depuis 2016.
Le site de l’agence de presse russe « Sputnik » avait précédemment cité le président tchèque indiquant que « les terroristes de Daech pourraient se rendre en Bosnie-Herzégovine après leur défaite en Irak et en Syrie ».