İlayda Çakırtekin
19 Août 2026•Mise à jour: 19 Août 2026
L’Espagne a déploré mercredi les sanctions américaines visant des responsables de la Cour pénale internationale (CPI), notamment la présidente de la Cour ainsi qu’un haut responsable juridique du bureau du procureur.
« Ces sanctions constituent une attaque flagrante contre l’indépendance, l’intégrité et l’impartialité de la Cour pénale internationale, dont le mandat découle de celui qui lui a été conféré par les États parties au Statut de Rome », a déclaré le ministère espagnol des Affaires étrangères dans un communiqué écrit.
Le communiqué a souligné le « rôle indispensable » de la Cour pour garantir que les auteurs des crimes les plus graves rendent des comptes, ainsi que pour contribuer à la protection des victimes et à leur réparation.
« L’Espagne réitère son soutien ferme et sans équivoque à la Cour pénale internationale et exprime sa pleine solidarité avec les juges, les procureurs et l’ensemble du personnel de la Cour touchés par les sanctions », a-t-il indiqué.
Le ministère a en outre réaffirmé que l’Espagne continuerait à « respecter pleinement » ses engagements au titre du Statut de Rome et du droit international, « en respectant et en garantissant le plein exercice de la compétence de la Cour pénale internationale ».
Cette déclaration intervient après l'annonce, mardi, par l'administration du président américain Donald Trump, de sanctions contre la présidente de la CPI, la juge japonaise Tomoko Akane, ainsi que contre le juriste sénégalais Abdoulaye Seye, avocat principal auprès du Bureau du Procureur de la Cour.
*Traduit de l’anglais par Ayse Bashoruz