Ikrame Imane Kouachi
04 Novembre 2026•Mise à jour: 04 Novembre 2026
Un conseiller du commandant en chef du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a averti mercredi que Téhéran viserait les « dirigeants ennemis » si des responsables et commandants iraniens étaient attaqués lors d’un nouveau conflit.
« S’ils prennent cette fois pour cible nos commandants et nos dirigeants, ils doivent s’attendre à ce que leurs propres commandants et dirigeants soient tués », a déclaré Mohammad Moghadamfar, cité par l’agence de presse iranienne Fars.
Moghadamfar a affirmé que l’Iran emploierait de nouvelles méthodes en cas de reprise de la guerre, prévenant que sa riposte ne serait plus réciproque ni proportionnée.
« Nos ripostes ne seront plus réciproques ni proportionnées. Nous irons au-delà du point d’attaque et mettrons le feu à leurs installations et équipements, quels que soient le moment ou le lieu », a-t-il déclaré.
Il a ajouté que la République islamique adopterait une approche différente face à toute nouvelle action militaire.
Les tensions au Moyen-Orient restent vives depuis les attaques lancées le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Téhéran avait riposté en visant Israël et des installations et moyens américains dans la région, avant la conclusion d’un accord de cessez-le-feu en avril.
Washington et Téhéran ont signé, le 18 juin, un protocole d’accord sur la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz. Sa mise en œuvre reste toutefois bloquée par des désaccords sur la sécurité dans cette voie maritime.
*Traduit de l'anglais par Ben Amed Azize Zougmore