Hatem Kattou
19 Juin 2017•Mise à jour: 19 Juin 2017
AA/Ahmed Al-Masri
A l’occasion des festivités organisées pour célébrer les dix derniers jours du mois saint de Ramadan, l’émir du Koweït, Cheikh Sabah al-Ahmed al-Jaber al-Sabah, a prononcé une allocution diffusée sur la chaîne de télévision nationale et dans laquelle il a exprimé sa volonté de résoudre « les malheureux différends qui opposent certains pays du Golfe et combler le fossé en facilitant le dialogue » et ce pendant les derniers jours du mois du Ramadan.
« Nous attendons avec espérance et espoir pendant ce mois saint et ses nuits bénies, que les difficultés qui secouent notre maison du Golfe soient surmontées, que l’ambiance soit propice à la résolution des différends et que le fossé soit comblé en facilitant le dialogue et en fluidifiant la communication », a déclaré l’Émir du Koweït.
« Les liens historiques bien établis et les relations familiales intimes, le destin unique et les intérêts communs qui réunissent les États du Conseil de Coopération du Golfe et leurs peuples, nous poussent à déployer les efforts nécessaires à maintenir intacte cette entité du Golfe, à préserver son unité et à réaliser les rêves et aspirations de son peuple », a ajouté Cheikh Sabah al-Ahmed al-Jaber al-Sabah.
Il a également imploré Dieu afin « que ces efforts sincères aboutissent à la préservation des pays du Golfe et leurs peuples, et évitent tout ce qui est susceptible de perturber leurs liens étroits et menacer leur sécurité ».
Il convient de rappeler que l’émir du Koweït pilote une médiation pour résoudre la crise du Golfe entre le Qatar d’un côté et l’Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis et le Bahreïn de l’autre.
Depuis le 5 juin, l’Arabie Saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis, le Bahreïn, le Yémen, la Mauritanie et les îles Comores, les Maldives ont annoncé la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar l’accusant de « soutenir le terrorisme ».
De son côté, le Qatar a réfuté les accusations de soutenir le terrorisme. Se considérant victime d’une campagne de dénigrement, il a accusé ses voisins du Golfe de chercher à le « mettre sous tutelle ».