Ben Amed Azize Zougmore
20 Août 2026•Mise à jour: 20 Août 2026
Le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné, jeudi, l’ensemble des sanctions visant la Cour pénale internationale (CPI), ses responsables et les organisations qui coopèrent avec elle.
« Ces mesures portent atteinte à l’indépendance et à l’impartialité de la Cour et affaiblissent la lutte mondiale contre l’impunité », a-t-il déclaré dans un message publié sur la plateforme sociale américaine X.
Le chef de la diplomatie belge a insisté sur la nécessité de permettre à la CPI d’exercer librement son mandat, « sans intimidation ni pression politique ».
« Il ne s’agit pas de défendre la souveraineté nationale. Au contraire, la souveraineté implique également la responsabilité de respecter les principes fondamentaux du droit international », a-t-il ajouté.
Maxime Prévot a assuré que la Belgique resterait aux côtés des victimes « dans leur quête de justice » et a exprimé sa solidarité avec le personnel de la Cour ainsi qu’avec les organisations de la société civile engagées dans la lutte contre l’impunité.
Il a également indiqué que Bruxelles continuerait à réclamer l’activation du règlement européen de blocage, un mécanisme destiné à protéger les personnes et entités européennes contre les effets extraterritoriaux de sanctions imposées par des pays tiers.
Cette réaction intervient après l’imposition par les États-Unis de sanctions contre la présidente japonaise de la CPI, Tomoko Akane, et le responsable sénégalais Abdoulaye Seye. Ces mesures prévoient notamment le gel de leurs éventuels avoirs aux États-Unis et l’interdiction pour les ressortissants et entités américains d’effectuer des transactions avec eux.