Raşa Evrensel
26 Juillet 2022•Mise à jour: 26 Juillet 2022
AA/Istanbul
La Chine a réitéré mardi son engagement à respecter le "principe de non-ingérence" au Myanmar, après que Washington a exhorté Pékin à intervenir auprès de la junte militaire birmane, à la suite de l'exécution de quatre militants pro-démocratie, lundi.
"La Chine adhère au principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres pays", a souligné le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Zhao Lijian, dans un communiqué.
Ces propos interviennent en réponse à l'appel lancé par les États-Unis à l'adresse de Pékin, dans lequel ils l'exhortent à exercer son influence sur les autorités du Myanmar après l'exécution de quatre militants pro-démocratie par la junte militaire.
"Tous les partis et factions au Myanmar doivent œuvrer pour les intérêts du pays et gérer les dissensus et les antagonismes dans le cadre de la Constitution et des lois", a déclaré le responsable chinois.
Ces exécutions, premières du genre au Myanmar depuis des décennies, ont suscité de vives condamnations internationales, notamment celles des États-Unis et de l'Union européenne.
La junte militaire birmane a exécuté 4 personnes, parmi lesquelles des militants politiques de premier plan, a annoncé lundi le porte-parole de la junte, Zaw Min Tun.
Kyaw Min Yu, dit "Jimmy", figure de l'opposition pro-démocratie, et Phyo Zeya Thaw, ancien député dans les rangs du parti de l'ex-dirigeante Aung San Suu Kyi et artiste hip-hop, figurent parmi les personnes exécutées.
Le journal "The Global New Light of Myanmar" a rapporté, citant Zaw Min Tun, que les quatre militants sont accusés d'avoir aidé à commettre des "actes terroristes".
Le 1er février 2021, des commandants de l'armée au Myanmar, ont perpétré un coup d'État militaire, suivi de l'arrestation de hauts responsables du pays, dont le président, Win Myint, et la conseillère d’État, Aung San Suu Kyi.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni