Eman Nassar
28 Octobre 2016•Mise à jour: 29 Octobre 2016
AA/ Moscou
Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a affirmé, vendredi, que les Etats occidentaux qui ont imposé des sanctions à la Syrie, assument en partie la responsabilité de la détérioration de la situation humanitaire de sa population.
Le ministre russe a tenu ces propos à Moscou, lors d’une conférence de presse en présence de ses homologues iranien, Javad Zarif, et du régime syrien, Walid al-Mouallem.
« Les terroristes doivent être éradiqués. Alors que nos partenaires occidentaux dans la lutte antiterroriste ne s’engagent que par la parole, nous sommes déterminés à achever notre mission jusqu’au bout », a déclaré Lavrov.
Il a ajouté : « Les terroristes n’assument pas à eux seuls la responsabilité de la dégradation de la situation sociale et économique en Syrie. Les Etats qui imposent des sanctions économiques illégitimes à Damas, visent en premier lieu la population civile du pays ».
« Moscou et Téhéran soutiendront économiquement Damas pour qu’il résiste face aux sanctions occidentales », a souligné le ministre russe.
Lavrov a noté : « La Russie et l’Iran se félicitent de la disposition de la Syrie d’élargir sa coopération avec les Nations Unies en ce qui concerne la résolution des questions humanitaires dans le pays ».
« Cependant, les représentants de l’ONU doivent œuvrer en toute impartialité », a-t-il souligné.
Avant la conférence de presse, la chaîne « Russia Today » avait rapporté les propos de Walid al-Mouallem, affirmant que le régime syrien est disposé à entamer immédiatement des pourparlers de paix, et à reprendre la trêve, à condition que les civils quittent les quartiers est de la ville d’Alep.