Tarek Mohammed
27 Octobre 2017•Mise à jour: 27 Octobre 2017
AA/ New York / Mohamed tarek
Le Conseil de sécurité des Nations Unies a exprimé jeudi sa profonde préoccupation face à l'escalade de la tension et de la violence entre Bagdad et Erbil.
Il a appelé les deux parties à s'abstenir de toute mesure menant à une escalade entre elles et à engager un dialogue selon un calendrier convenu.
C’est ce qu’a déclaré à la presse le Président du Conseil de sécurité de l'ONU, François Delattre », à l’issue de la séance de consultations tenue à huis clos à la demande de la France et de la Suède, concernant la tension entre Bagdad et Erbil.
Delattre, dont le pays assure la présidence tournante du Conseil de sécurité pour le mois d’octobre courant, a déclaré que les représentants de tous les États membres ont exprimé leur « profonde préoccupation face à l'escalade de la tension et de la violence entre le gouvernement fédéral à Bagdad et les forces Peshmergas. »
Il a souligné que les membres du Conseil de sécurité, ont appelé à « les deux parties à s'abstenir de faire usage de la force et à engager un dialogue, conformément à un calendrier convenu, et à mettre fin à l'escalade. »
« Le Conseil a noté que les deux parties ont annoncé leur disposition au dialogue (…) Nous confirmons la nécessité de respecter la souveraineté de l'Irak et de préserver son unité», a-t-il ajouté.
La tension s’est accentuée entre Bagdad et Erbil, à la suite de la tenue du référendum illégal de sécession dans le District du Nord de l’Irak, le 25 septembre dernier, considéré comme anticonstitutionnel par le gouvernement irakien.
Lors d’une campagne sécuritaire lancée la semaine dernière, les forces irakiennes ont pris le contrôle, de la grande majorité des régions contestées avec le District du Nord, dont la province de Kirkouk, sans résistance de la part des Peshmergas.
Les forces des Peshmergas avaient dominé ces régions, lors du retrait de l’armée irakienne face à la progression des éléments armés de l’organisation terroriste Daech, en 2014.