Nuri Aydın,Ömer Aşur Çuhadar
21 Mars 2024•Mise à jour: 22 Mars 2024
AA / Ankara / Nuri Aydin
Le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, a effectué jeudi une visite « surprise » à Kiev, dans le cadre des discussions en cours à Washington sur un programme d'aide militaire incluant également l'Ukraine.
La porte-parole du Conseil de sécurité nationale des États-Unis, Adrienne Watson, a déclaré dans un communiqué que Sullivan avait rencontré le président Volodymyr Zelensky ainsi que de hauts responsables ukrainiens lors de sa visite.
Sullivan "a souligné que le Congrès doit adopter de toute urgence un projet de loi supplémentaire sur la sécurité nationale pour répondre aux besoins critiques de l'Ukraine en temps de guerre", a déclaré Watson.
Elle a affirmé que Sullivan avait discuté avec les responsables ukrainiens des efforts en cours avec leurs alliés et partenaires pour tenir la Russie responsable de ses actes et réduire les effets économiques de la guerre, sur l’Ukraine et le monde entier.
Elle a noté que les deux parties ont également discuté des progrès réalisés dans la lutte contre la corruption et d'autres réformes clés nécessaires au développement de l'intégration euro-atlantique en Ukraine.
Le président américain Joe Biden appelle à accélérer l'approbation par le Congrès du programme d'aide militaire de 95,3 milliards de dollars à l'Ukraine, à Israël et à Taiwan, approuvé par le Sénat le 13 février.
Pour rappel, le 24 février 2022, la Russie a lancé une opération militaire en Ukraine, ce qui a provoqué de multiples réactions à l’échelle internationale notamment de l'Union européenne et des Etats-Unis, ainsi que l'imposition de sanctions financières et économiques inédites et des plus sévères à l'endroit de Moscou.
La Russie affirme être intervenue pour protéger les populations russophones majoritaires dans les régions séparatistes du Donbass, notamment celles de Donetsk et de Lougansk qui souhaitaient obtenir leur indépendance de l'Ukraine et qui ont fini par être annexées par la Russie suite à deux référendums tenus en septembre 2022 dans ces territoires.
La Russie pose, par ailleurs, comme préalable, pour mettre un terme à son opération, le renoncement de l'Ukraine à ses plans d'adhésion à des entités et alliances militaires, dont l'Otan, et l’adoption d’un statut de ‘’neutralité totale’’, ce que Kiev considère comme étant une ‘’ingérence dans sa souveraineté’’.
*Traduit de l'arabe par Wejden Jlassi