Ayvaz Çolakoğlu
22 Février 2025•Mise à jour: 24 Février 2025
AA/Ankara
Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, questionne le patriotisme de Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, pour avoir serré la main à Amichai Chikli, ministre israélien, qui avait accusé la France de soutenir le terrorisme et appelé à la fermeture du consulat général de France à Jérusalem.
Dans un message sur X samedi, Jean-Noël Barrot, tacle Jordan Bardella qui a rencontré à Washington le ministre israélien de la Diaspora, Amichai Chikli.
Le ministre israélien en question avait demandé, deux jours plus tôt, la fermeture du consulat général de France à Jérusalem, accusant la France de soutenir le terrorisme. Des propos qui n’ont pour l'heure trouvé aucun écho dans les médias français ni provoqués des réactions au sein de la classe politique.
« Une grande leçon de patriotisme (et de diplomatie) : 2 jours après qu'Amichai Chikli a appelé à fermer le consulat général de France à Jérusalem, Jordan Bardella vient lui serrer la pince » a écrit Jean-Noël Barrot sur X, reprenant une capture du compte de Jordan Bardella avec la photo de la poignée de mains avec Chikli.
Bardella qui se trouvait à Washington afin de participer à la Conférence d'action politique conservatrice (CPAC).
Après un geste de Steve Bannon, ancien conseillé de Donald Trump, assimilé à un salut nazi, commis la veille, Jordan Bardella avait refusé de participer à l’événement et d’y prononcer son discours.
Pour sa part, Jordan Bardella a partagé sur X la photo de leur rencontre avec Amichai Chikli avec le message suivant :
« Relations franco-israéliennes, lutte internationale contre le terrorisme islamiste et l'antisémitisme, futurs projets communs avec les @PatriotesEurope : des échanges fructueux lors de notre rencontre, à Washington, avec @AmichaiChikli, ministre israélien de la diaspora. »