Nadia Akari
01 Juin 2016•Mise à jour: 02 Juin 2016
AA/Pékin
Le président chinois Xi Jinping a appelé au calme et à la retenue dans la péninsule coréenne durant une réunion, mercredi, à Pékin, avec un des plus hauts responsables de Pyongyang, Ri Su-yong.
L’agence de presse gouvernementale chinoise Xinhua a rapporté que Ri, ancien ministre des Affaires étrangères de la Corée du Nord, a transmis un message oral au président chinois de la part du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.
Kim a exprimé son espoir de voir les deux pays œuvrer à renforcer et à améliorer leur alliance historique.
Xi a, pour sa part, affirmé que la Chine accorde beaucoup d’importance aux « relations amicales et coopératives » entre les deux pays et a souligné que Pékin tient une position claire et cohérente concernant la péninsule coréenne.
Le président chinois a exhorté les deux Corée à garder leur calme, à faire preuve de retenue et à améliorer la communication et le dialogue pour préserver la paix et la stabilité régionales.
Ri Su-yong a occupé le poste de ministre des Affaires étrangères pendant à peine deux ans et a été récemment nommé à une autre fonction au sein du Parti du Travail de Corée lors d’un important congrès à Pyongyang.
Il a été remplacé à la tête de la diplomatie nord-coréenne par Ri Yong-ho.
La visite de ce diplomate chevronné en Chine intervient dans un contexte d’incertitude concernant la péninsule coréenne.
Après plusieurs mois de tensions vives entre les deux pays, Pyongyang a semblé récemment ouvert à l’idée d’améliorer les relations inter-coréennes, d’après les remarques publiques du dirigeant suprême Kim Jong-un durant un important congrès de son parti organisé en mai.
La Corée du Sud a déclaré, pour sa part, continuer à mettre la priorité sur «les mesures de la Corée du Nord vers une dénucléarisation» comme condition à des négociations.
La méfiance de Séoul provient, d’après les récents propos du porte-parole du ministère sud-coréen de la Défense, de la préoccupation qu’un dialogue sans des mesures parallèles de dénucléarisation «pourrait affaiblir la collaboration de la communauté internationale sur l’imposition de sanctions plus sévères contre la Corée du Nord».
Les deux Corée demeurent techniquement en état de guerre puisqu’elles n’ont jamais signé de traité de paix, après le cessez-le-feu qui a interrompu la Guerre de Corée, en 1953, après trois années de combats.