Khalilur Rahman Salahshoor,Mustafa Melih Ahıshalı,Tuncay Çakmak
01 Janvier 2018•Mise à jour: 01 Janvier 2018
AA - Istanbul - Tuncay Çakmak
Les autorités iraniennes accusent les pays étrangers, qui parlent "de manifestations pacifiques du peuple", de s'ingérer dans des affaires internes de l’Iran.
Plusieurs dirigeants ou personnalités internationales, dont le président américain Trump, se sont exprimés au sujet des manifestations parfois violentes qui ont éclaté depuis quelques jours en Iran.
Dans une publication sur son compte Twitter, Donald Trump a déclaré : "le peuple a enfin commencé à comprendre comment son argent a été volé et comment il a été dépensé avec les terroristes. Il semble que désormais ça va changer".
L’ancienne secrétaire d’état américaine, Hillary Clinton, s’est, elle aussi, exprimée sur les réseaux sociaux.
"Le peuple iranien veut, justement, la liberté et un avenir. J’espère que l’état iranien va répondre positivement à ses attentes pacifistes", a-t-elle commenté.
Le ministère canadien des affaires étrangères a invité l’état iranien à respecter les droits de l’homme et la démocratie, alors que le ministère russe a lui invité les citoyens russes présents en Iran à éviter les places où se tiennent les manifestations.
Boris Johnson, le chef de la diplomatie britannique, s’est dit inquiet face aux évènements en cours en Iran.
"Les iraniens doivent avoir la liberté de manifester pacifiquement, c’est une question vitale", a-t-il dit.
Face à ces déclarations étrangères, le régime iranien n’est pas resté silencieux.
Il a accusé les américains de "soutenir les opposants au régime", et a accusé le Canada de "se mêler des affaires internes du pays".
Jeudi dernier, des manifestations ont éclaté dans les villes de Mechhed et du Cachemire dans le nord-est du pays pour protester contre le coût élevé de la vie, avant de s'étendre par la suite à plusieurs régions.
Deux manifestants ont trouvé la mort dans l'ouest du pays et des dizaines ont été arrêtés, selon les médias.