Mohamed Hedi Abidellaoui
03 Mai 2017•Mise à jour: 04 Mai 2017
AA/ Bujumbura/ Yvan Rukundo
« En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, je lance un appel pour que cessent toutes les formes de répression à l’encontre des journalistes, parce qu’une presse libre fait progresser la paix et la justice pour tous », a déclaré mercredi le Secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres.
Dans un appel vidéo posté sur le site des Nations Unies, le diplomate portugais fait savoir que les journalistes se rendent dans les endroits les plus dangereux pour prêter leur voix à ceux qui n’en ont pas. Ainsi, poursuit-il, «les professionnels des médias sont confrontés à la diffamation, aux agressions sexuelles, aux emprisonnements, aux coups et blessures et même à la mort».
Et d’alerter le monde : « Nous avons besoin de personnalités fortes pour défendre la liberté des médias. C’est là une exigence primordiale pour faire barrage à la désinformation ambiante. »
Pour le Secrétaire Général des Nations unies, tout un chacun doit se battre pour défendre le droit à la vérité. Et pour y arriver, a-t-il conclu : « protégeons les journalistes, car leurs mots et leurs images peuvent changer le monde.»
Le rapport 2017 de Reporters Sans Frontières (ONG internationale) alerte sur le nombre croissant des pays où la situation de la liberté de la presse est particulièrement grave. Cette organisation non-gouvernementale internationale fait état de la multiplication des maux et fléaux qui nuisent à la liberté d’informer dans le monde.
« La carte de la liberté de la presse dans le monde s’obscurcit. L’indice de référence n’a jamais été aussi élevé, ce qui signifie que la liberté de la presse n’a jamais été aussi menacée », a alerté RSF, mentionnant qu’en 2017, trois nouveaux pays ont fait leur entrée dans les bas-fonds du Classement : le Burundi (160e, -4), l’Egypte (161e, -2) et le Bahreïn (164e, -2).