AA/Srinagar (Cachemire sous domination indienne)/ Zahid Rafiq
Les tirs d’obus entre les armées pakistanaise et indienne dans la région disputée du Cachemire ont poussé, ces deux dernières semaines, plus de 15 000 personnes à fuir leurs habitations, a indiqué le gouvernement central indien.
Le ministre en chef de l’Etat indien de Jammu-et-Cachemire, Sajad Kichloo, a déclaré mardi, à l’Assemblée régionale qu’ « environ 5000 familles ont été fortement affectées par les tirs et 15 000 ont émigré vers des zones plus sûres ».
Bien que les tirs de mortier soient devenus un élément quotidien de la vie des Cachemiris vivant des deux côtés de la frontière pakistano-indienne, l’intensification des violences malgré le cessez-le-feu, durant ces deux dernières semaines, a complètement bouleversé le cours de la vie dans de nombreux villages de la région.
Deux villageois ont été tués, la semaine dernière, dans le Cachemire sous domination indienne et trois autres dans la zone contrôlée par le Pakistan.
Plusieurs habitants ont demandé à être relogés dans des zones sécurisées hors de portée des bombardements et bien que le gouvernement leur a promis des terres, ils affirment n’avoir toujours rien reçu.
Le ministre d’Etat du Cachemire indien, Omar Abdullah, a, par ailleurs, déclaré que New Delhi « devra prendre position contre les violations répétées du cessez-le-feu par le Pakistan ».
Mardi, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a exhorté les deux pays à résoudre le conflit à travers le dialogue.
Les chefs d'état-major des opérations militaires des deux pays se sont également rencontrés, mardi, pour discuter des violations du cessez-le-feu frontalier.
D’après le gouvernement indien, les commandants sur le terrain tiendront des réunions régulières pour tenter de désamorcer le conflit.
Le Cachemire, une région montagneuse à majorité musulmane du sous-continent indien, est partiellement occupé et âprement revendiqué par l’Inde et le Pakistan.