Michael Gabriel Hernandez, Ümit Dönmez
04 mars 2020•Mise à jour: 04 mars 2020
AA – Washington
Les capacités de la flotte de drones turcs ont été "prouvées au combat" à la suite d'une série de frappes menées en Syrie contre des cibles du Régime, a révélé un article publié mercredi.
"La Turquie rejoint les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, Israël, la Chine et l'Iran, en tant que nation armée de drones", indique l'article sur le site Internet de la technologie de défense "c4isrnet".
Les options de la Turquie incluent les attaques groupées de systèmes de drones auto-guidés fonctionnant en essaim ainsi "qu'un ensemble de frappes coordonnées de drones [télé-guidés, comme ce fut le cas] le 1er mars contre un convoi et une base militaires de la Syrie".
"Même une opération à forte intensité de main-d'œuvre comme l'utilisation de nombreux drones téléguidés offre, sur les mêmes missions, des avantages par rapport aux vols des véhicules occupés par des humains", note un expert.
"Étant donné le champ de bataille très compliqué en Syrie - où les défenses aériennes syriennes et russes protègent des atouts clés, et où les forces iraniennes opèrent aux côtés de leurs alliés d'Assad - La décision de la Turquie d'envoyer une attaque massive et coordonnée de drones, est un indicateur de sa large gamme d'options", indique Samuel Bendett, un conseiller du Center for Naval Analyzes, dans l'article.
"Plutôt que d'envoyer un avion piloté qui pourrait être perdu, avec le pilote tué, la Turquie a envoyé des systèmes sans pilote, dont la perte est moins profonde et n'a finalement pas d'impact sur la capacité militaire turque. La Turquie est également en mesure, [par le biais de drones d'observations, ndlr] de recueillir des informations clés sur les défenses aériennes syriennes, en particulier celles qui ont réussi à faire tomber les drones turcs", a-t-il ajouté.
Au moins sept drones turcs ont été ciblés par les systèmes syriens de défense aérienne, mais les drones sont restés fonctionnels et ont continué de frapper leurs cibles.
Les soldats turcs tentent de protéger les civils locaux, dans le nord-ouest de la Syrie, dans le cadre d'un accord datant de 2018, signé avec la Russie, en vertu duquel les actes d'agression sont expressément interdits dans la zone de désescalade d'Idleb.
Les missions aériennes de la Turquie dans la zone, visent à rendre ineffectives les armes syriennes utilisées dans les attaques contre les millions de civils présents dans la zone de désescalade de la ville.
Idleb accueille 4 millions de personnes déplacées à travers tout le pays ravagé par la guerre civile, ayant débuté en 2011.