Halil Şahin,Tuncay Çakmak
18 Février 2016•Mise à jour: 19 Février 2016
AA - Izmir
Muhtar Kelmuhammed, président de l’Union des Médecins Turkmènes de Syrie, a affirmé que la Russie, en bombardant les zones civiles à Azaz en Syrie, force les populations à quitter la région.
Dans une déclaration a l’Agence Anadolu, Kelmuhammed a dénoncé la tragédie humaine qui touche l’ensemble de la Syrie causée par le régime de Bachar al-Assad et ses alliés.
Affirmant être en contact permanent avec les médecins qui interviennent dans la région, le président de cette ONG a indiqué que des dizaines de milliers de civils vivent dans une situation extrêmement difficile dans le secteur d’Azaz, dans le district d'Alep, deuxième plus grande ville de Syrie.
Il a expliqué que de très nombreux civils se sont dirigés vers la frontière turque pour fuir les bombardements russes.
Selon lui, la Russie, qui prétexte combattre Daech, a visé à 99% les forces de l’opposition au régime.
«Ils bombardent les écoles, les hôpitaux et les locaux des organisations non gouvernementales. Ils visent les hôpitaux pour obliger les civils à quitter la région. La population ne trouvent plus d’hôpitaux pour se soigner. Elles est abandonnée à leur sort» a-t-il dit.
Kelmuhammed a également indiqué que des médecins ont été victimes (morts ou blessés) des bombardements russes à Idlib, avant d’ajouter que d’autres ont fui la région.
«Les frappes russes n’ont aucune limite. Ils ne font aucune distinction entre jeunes, enfants, personnes âgées ou civils. Nos centres de soins nomades doivent se déplacer tous les 3 ou 4 jours, car, sinon, ils sont immédiatement bombardés», a-t-il encore expliqué.
Kelmuhammed a en outre défendu l’idée de créer une zone de sécurité à la frontière turque, indispensable selon lui pour répondre aux besoins humanitaires.