Merve Gül Aydoğan Ağlarcı
23 Octobre 2025•Mise à jour: 23 Octobre 2025
AA/Canada/Merve Aydogan
Les États-Unis ont déclaré mercredi que « l’ère de l’impunité » pour les gangs haïtiens était terminée, réaffirmant leur soutien aux efforts visant à rétablir la stabilité et la gouvernance démocratique dans ce pays caribéen en proie à une profonde crise.
« Nous convenons qu’Haïti, qui a une histoire longue et difficile, se trouve véritablement à un carrefour. Le pays fait face à une crise sans précédent… Des gangs terrorisent les communautés, extorquent des familles et recrutent des enfants pour commettre des atrocités au nom de leurs chefs », a déclaré l’envoyé américain Mike Waltz devant le Conseil de sécurité, avertissant que « les répercussions de cette violence menacent non seulement Haïti, mais aussi la stabilité de l’ensemble de la Caraïbe et de l’hémisphère occidental ».
Waltz a salué l’adoption par le Conseil d’une résolution transformant la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MSS) en une « Force de répression des gangs » (GSF), soutenue par un nouveau Bureau d’appui des Nations unies en Haïti, ainsi que le renouvellement du régime de sanctions visant les chefs de gangs.
« L’ère de l’impunité est révolue pour ces chefs de gangs qui alimentent la violence et sapent la stabilité et la gouvernance du pays », a-t-il affirmé, soulignant que « la stabilité et la sécurité sont l’oxygène indispensable à tout développement économique ou institutionnel ».
Il a ajouté que les États-Unis « demeureront implacables dans la poursuite de ceux qui compromettent la sécurité d’Haïti et qui arment ou financent ces gangs terroristes ».
Waltz a en outre promis d’élargir l’usage de « tous les outils disponibles, par tous les moyens nécessaires, y compris les inculpations, les arrestations, les sanctions financières, les saisies d’armes, ainsi que les restrictions de visas et d’immigration ».
Appelant les acteurs politiques et économiques haïtiens à soutenir les efforts en faveur d’une gouvernance démocratique, il a insisté : « Cette crise ne peut être ignorée ni reportée. Elle exige une action urgente, coordonnée et décisive. Le peuple haïtien ne peut plus attendre. »
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir