L'Iran nie tout lien avec le Front Polisario
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Qasimi, a "qu'il n'y a aucun lien, ni de près ni de loin, entre son pays et ce front", selon l'agence iranienne "Irna".
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02 Mai 2018•Mise à jour: 03 Mai 2018
İranAA / Téhéran
Le ministère iranien des Affaires étrangères a fermement démenti, mercredi, les accusations marocaines de "coopération de l'ambassade de Téhéran en Algérie avec le Front Polisario".
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Bahram Qasimi, a déclaré dans un communiqué, "qu'il n'y a aucun lien, ni de près ni de loin, entre son pays et ce front", selon l'agence iranienne "Irna".
"Les déclarations faites par le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, sur la coopération d'un diplomate iranien avec le Front Polisario, sont incorrectes et contraires à la réalité", a-t-il déclaré.
"Nous avons eu, au cours des derniers jours, des contacts avec la partie marocaine et nous avons clairement fait savoir notre rejet de ces accusations de coopération avec le Polisario, qui sont sont nulles et sans fondement", a déclaré le responsable iranien.
Et de souligner que "la politique étrangère de l'Iran repose sur le respect de la souveraineté et de la sécurité de tous les Etats, ainsi que sur la non-ingérence dans leurs affaires intérieures".
L'ambassade iranienne en Algérie avait auparavant nié tout soutien au front Polisario, tel que formulé par les accusations marocaines contre Téhéran.
L'ambassade a réitéré, dans un communiqué publié sur son site internet, "son engagement à exercer son rôle légitime et naturel de consolidation et d'approfondissement des bonnes relations entre les deux pays frères, l'Iran et l'Algérie".
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, avait déclaré, mardi, que son pays rompait ses relations avec Téhéran et que l'ambassadeur iranien était prié de quitter le Maroc, "en raison de la relation entre le Hezbollah et le Polisario (qui est en conflit avec le Maroc sur la région du Sahara)."
Le ministre Marocain avait expliqué, que la raison de cette mesure était "l'engagement du Hezbollah libanais, soutenu par l'Iran, dans une relation avec le Polisario, ce qui menace la sécurité et la stabilité du Maroc".