Diyar Güldoğan
23 Août 2024•Mise à jour: 25 Août 2024
AA / Washington / Diyar Guldogan
Le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin et le ministre israélien de la Défense Yoav Gallant ont discuté des échanges de tirs continus à la frontière israélo-libanaise.
Austin a déclaré, vendredi, avoir appelé Gallant la veille pour échanger des points de vue sur "le risque d'escalade de la part de l'Iran, du Hezbollah libanais et des groupes terroristes soutenus par l'Iran au Moyen-Orient".
"J'ai réaffirmé l'engagement des États-Unis envers la sécurité d'Israël et j'ai rappelé que les États-Unis sont bien positionnés dans la région pour défendre Israël et protéger le personnel et les installations américaines", a-t-il déclaré sur X.
Austin a, également, déclaré avoir discuté des progrès vers un cessez-le-feu dans la bande de Gaza et la libération de tous les otages.
Le Pentagone a annoncé plus tôt ce mois-ci que les États-Unis déploieront des moyens militaires supplémentaires au Moyen-Orient en prévision d'éventuelles représailles de l'Iran contre Israël.
Austin a ordonné au groupe aéronaval USS Abraham Lincoln, équipé de chasseurs F-35C, d'accélérer le transit vers la zone de responsabilité du commandement central, ajoutant ainsi aux capacités déjà fournies par le groupe aéronaval USS Theodore Roosevelt.
En outre, il a ordonné au sous-marin lance-missiles USS Georgia (SSGN 729) de se rendre dans la région du commandement central. L'USS Georgia est "toujours en transit" vers la région.
Deux porte-avions américains au Moyen-Orient ont envoyé un "message très puissant" de dissuasion à l'Iran, a déclaré jeudi le Pentagone.
Les tensions se sont accrues après l'assassinat du chef du bureau politique du Hamas, Ismail Haniyeh, à Téhéran, capitale de l'Iran, le 31 juillet.
Le Hamas et l'Iran ont accusé Israël d'avoir perpétré l'assassinat de Haniyeh, mais Tel-Aviv n'a ni confirmé ni nié sa responsabilité.
L'Iran a promis une "punition sévère" à Israël pour l'assassinat de Haniyeh sur son sol.
Depuis le 7 octobre dernier, Israël mène une guerre dévastatrice dans la bande de Gaza avec le soutien inconditionnel de Washington, qui a fait près de 133 000 victimes civiles (entre morts et blessés), en majorité des enfants et des femmes, et plus de 10 000 personnes portées disparues dans un contexte de famine et de destruction massive, selon des données palestiniennes et de l’ONU.
Tel Aviv poursuit depuis neuf mois cette guerre en dépit d'une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies exigeant l'arrêt immédiat des combats et de l’ordonnance de la Cour internationale de justice comprenant des mesures conservatoires pour prévenir un génocide et améliorer la situation humanitaire à Gaza.
*Traduit de l'anglais par Hajer Cherni